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Toni Polster ou tranche de vie d’un artilleur venu du pays de Mozart

Né le 10 mars 1964 à Vienne, Anton Polster, que nous appellerons plus familièrement Toni par la suite, a soufflé cette année, rendez-vous compte, ses 40 bougies.

Toni est incontestablement une gloire du football autrichien. Attaquant d’1 m 88 pour 86 kg, il a réjoui et ravi non seulement ses compatriotes, grâce notamment à ses 95 sélections dans la Manschaft autrichienne, mais également divers peuples européens à travers les différents clubs pour lesquels il s’est investi.

Voyons à présent plus en détail les merveilles de cet aigle au regard perçant:

Toni a débuté sa carrière professionnelle au SC Simmering, club autrichien de petite envergure, qui lui a tout de même permis de faire ses écoles et de le propulser dans le merveilleux mais intransigeant monde du football professionnel. Très vite, ses qualités de buteurs patentés se font remarquer et lui ouvrent les portes du mythique Austria de Vienne où il va évoluer trois saisons de 1984 à 1986. Il remporte d’ailleurs en 1985 ses premiers titres, à savoir le championnat et la coupe d’Autriche.

Cet événement et cet avénement lui permettent de se faire connaître hors des frontières autrichiennes. En 1987, il quitte ses terres, traverse les Alpes et signe dans le club italien du Torino. Cette expérience sera de courte durée car les Espagnols, et plus particulièrement les Andalous lui font les yeux doux. De 1988 à 1993, Toni ne quittera plus la péninsule ibérique. Il goûte aux joies du football espagnol en rejoignant, tout d’abord, les rangs du FC Séville où il évolue jusqu’en 1991. Puis durant une petite saison, de 1991 à 1992, il participe au maintien dans l’élite du Logroñes, qui se sauve d’ailleurs avec panache, puisque le club termine au dixième rang du championnat. Toni effectuera sa dernière saison en Espagne en intégrant l’attaque madrilène du…Rayo Vallecano, de 1992 à 1993, avant de retrouver un pays germanique.
En effet, de 1993 à 2000, Toni fréquente deux clubs allemands: Cologne, de 1993 à 1998, et Borussia Mőchengladbach, de 1998 à 2000, année où il met un terme à sa longue carrière à l’âge de 36 ans.
Toni n’a pas moins de 16 ans de carrière derrière lui lorsqu’il décide de raccrocher les crampons. Ce joueur n’a pas forcément réussi à collectionner les titres, mais a marqué les mémoires des  » footophiles  » européens et autrichiens.

Sa faible maîtrise technique se voit largement compensée par une puissance physique et un jeu de tête précis qui lui permettent d’ailleurs d’obtenir 95 sélections dans la Manschaft autrichienne avec laquelle il remporte 34 victoires (contre 39 défaites et 22 nuls) et participe à deux coupes du monde. La première a lieu en Italie en 1990. Toni, numéro 9 de l’?quipe, n’y marque aucun but et l’Autriche doit rentrer chez elle après le 1er tour. La seconde est la coupe du monde 1998 en France. A cette occasion, il marque, vêtu de son nouveau numéro 19, un but contre le Cameroun à la dernière minute de jeu, offrant ainsi 1 point à son pays. Malgré tout, l’Autriche quitte à nouveau le mondial après le 1er tour.

PolsterToni ne goûtera malheureusement jamais aux joies de l’Euro, mais durant toute sa carrière en sélection autrichienne, il inscrit 44 buts, ce qui représente une moyenne de 0.46 buts par match. Cette statistique lui permet de figurer à la 29ème place des meilleurs buteurs pour leur sélection respective., classement dans lequel se trouvent des joueurs comme:

  1. Puskas (83 buts pour la Hongrie)
  2. Pelé (77 buts pour le Brésil)
  3. Diaei (76 buts pour l’Iran)
  4. Kocksis (75 buts pour la Hongrie)
  5. Müller (68 buts pour l’Allemagne)

Toni est donc loin des meilleurs, mais se trouve placé avant Platini, Cruijff, Laudrup, Hagi ou encore Fontaine…

En 1997, Toni reçoit le trophée de meilleur buteur mondial de 1ère division encore en activité. Cette distinction est accordée aux joueurs ayant marqué plus de 200 buts dans la plus haute division d’un ou plusieurs pays et qui exerce encore leur métier de footballeur. Tous les 3 ans, les 3 premiers de ce classement sont honorés. Toni est le premier à bénéficier de cet honneur grâce à ses 286 buts en 480 matchs.

PolsterCe joueur, peu considéré, mérite donc notre respect. D’ailleurs, à titre d’information et en guise de conclusion, sachez qu’un fan-club Toni Polster existe à Erdberg en Autriche. Si l’envie vous démange, rejoignez-le! Vous pouvez également obtenir l’album 3 titres que le fan-club a composé en l’honneur de son idole. Sur ce disque, vous trouverez notamment l’hymne du fan-club, mélange de techno industrielle et de commentaires enregistrés dans plusieurs pays sur les prouesses de notre Toni.

Citations de Toni Polster afin d’encore mieux le connaître (en allemand malheureusement !) :

« Man hetzt die Leute auf – mit Tatsachen, die nicht der Wahrheit entsprechen. »

« Wir lassen uns beide von unseren Frauen scheiden und ziehen zusammen. »
(Toni Polster über sein verbessertes Verhältnis zu Trainer Peter Neururer)

« Für mich gibt es nur « entweder-oder ». Also entweder voll oder ganz! »

« Ein Denkmal will ich nicht sein, darauf scheissen ja nur die Tauben »
(Auf die Frage, ob er in Köln schon ein Denkmal sei)

« Ich kann nicht mehr als schiessen. Ausserdem standen da 40 Leute auf der Linie.  »
(über eine vergebene Torchance)

« Es gibt Leute, die denken so, und es gibt Leute, die denken so. Das ist immer so, wenn viele Leute zusammenkommen. »

« Ich habe ihn liquidiert. Wenn er etwas will, soll er sich vorher seinen Ausweis umhängen, damit ihn seine Mutter nicht nur an der Blutgruppe erkennt. »
(über Jürg Neun)

« Das ist Wahnsinn! Da gibt’s Spieler im Team, die laufen noch weniger als ich. »

« Ich grüsse meinen Vater, meine Mutter und ganz besonders meine Eltern. »

« Handkuss an die Frau Gemahlin! »
(zum Schiri nach einer roten Karte.)

« Ich würde gegen die Italiener natürlich gerne mit zwei Stürmern spielen. Aber diese personellen Diskussionen werden bei uns gerne gefährt. Wir haben in acht Millionen Einwohner, davon sind sechs Millionen Teamchef. Wenn man die alle fragen würde, h?tte wir 3,5 Millionen verschiedene Aufstellungen. »

« Es hat gut angefangen, aber ich wäre froh, wenn es auch einmal gut aufhüren würde. »
(Auf die Frage, wie sich ein 3:2-Auftaktsieg gegen den MSV Duisburg auf die Saison des FC auswirken wird.)

« Da kennen sie unseren Klub aber schlecht. Bei uns kehrt niemals Ruhe ein, denn es gibt nur oben oder unten. Und wenn man unten liegt, wird bei uns noch draufgetreten. »
(Auf die Frage, ob nach einem 5:3 gegen Wolfsburg beim 1. FC Köln endlich Ruhe eintritt.)

« Hoch gwinnen wern ma nimma. »
(In der Halbzeitpause des Länderspiels Spanien vs. Österreich beim Spielstand von 5:0. Endstand 9:0 für Spanien…)

« Ich habe es mir sehr genau überlegt und dann spontan zugesagt. »
(über seinen Wechsel vom 1.FC Köln zu Borussia Mönchengladbach).

 
Portrait/Interview | Vintage

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