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RECTIFICATIONS!!!

Mythique! Grandiose! Un de mes plus grands moments de t?l? en direct!

Il est 20h30 pile. Le flash de L?man Bleu d?bute, le pr?sentateur jeune et dynamique est tout heureux d’annoncer que les grenats seraient (il a bien dit seraient!) sauv?s! Il expose la situation aux t?l?spectateurs et, avant de pr?senter l’investisseur, laisse la parole ? Marc Roger qui reprend haut et fort, d’un ton provencal et marcrog?rien, que le Servette de Gen?ve est (il a dit est!) sauv?.

Le pr?sentateur propose de revoir la conf?rence de presse qui a eu lieu ? 19h. Dans une des loges du Stade of the Praille (pas vraiment le theater of dreams), il est assis ? c?t? de Monsieur Ferray? (et non Ferraye) et entame ses profonds balbutiements: des chiffres en veux-tu-en-voil?, des millions qui jasent! Et tiens, je vous annonce 147 millions de francs sur cinq ans soit: 20 mio par an, plus 10 pour la formation, plus 3 pour finir les travaux, plus 15 pour la saison actuelle et plus le solde pour reprendre le stade et le rendre aux Genevois (comme il a dit! C’est vrai qu’ici, ils sont super heureux d’avoir pay? avec leurs imp?ts un stade neuf ? quelques gluglus, stade qui ne peut rien accueillir d’autre que du football de bas niveau!).

Et ? c?t?, sto?que, ce fameux Monsieur Ferray? qui, sans mot dire, a l’air d’avoir ?t? plant? l?, avec son ?charpe du servette autour du cou!

Retour sur le plateau, le pr?sentateur propose alors ? Joseph Ferray? de se pr?senter: il est soi-disant un chercheur (ou ancien chercheur) qui avait trouv? l’ing?nieuse invention qui avait permis de faire on ne sait quoi pendant la Guerre du Golfe! J’ai bien dit on ne sait quoi, car dans un fran?ais Garcimorien (et pourtant j’avais mont? le son, je ne voulais rien louper!) l’investisseur Libanais a bafouill? un peu en m?me temps que le pr?sentateur pour certainement y trouver une ?chappatoire (la grammatique de cette phrase est l? pour r?sumer l’?tat d’esprit du bonhomme). Je comprendrai finalement qu’il est l’inventeur d’un proc?d? qui permettait d’?teindre les puits de p?trole que Saddam Hussein commencait ? br?ler durant la Guerre du Golfe!

Bref, je continue: il a ensuite tent? d’expliquer d’o? il serait un multi-milliardaire (que je trouve bien maladroit de posture pour l’?tre…) et explique qu’il a des copies qui d?montre que l’argent (quelques 5 milliards de dollars, puis 40, puis il se perd) existe et qu’il a ?t? transf?r? en 1995 sur la comptabilit? d’un notaire, Ma?tre Pierre Mottu!

Le pr?sentateur reprend des feuilles qui lui ont ?t? donn?es (qui ressemblent plus ? des papiers brouillons trafiqu?s avec Word, version -5.2 pour Commodore 64): il dit ne pas ?tre juriste et y voit l? que des photocopies avec plein de sceaux de tout le monde dessus. Il propose d?s lors d’appeler Ma?tre Mottu pour de plus claires explications et lui c?de la parole. Et le plus dr?le commence. Ma?tre Mottu demande au t?l?phone ? Monsieur Ferray?:

- Monsieur Ferray?, est-ce que je peux parler?
- Oui, mais seulement si vous dite la v?rit?!
- Mais alors, est-ce que je peux parler?
- Oui, oui, mais si vous dites la v?rit?!
- Bien, allez-y Ma?tre Mottu! s’exclame le pr?sentateur
- S?r? r?pond ce dernier
- Oui, si vous d?tes la v?rit?! rajoute notre Garcimore libanais de sa voix d’ado de 15 ans 3/4
- Bien! Alors je n’ai pas un centime des milliards que vous annoncez! reprend Ma?tre Mottu
- Mais c’est pas possible, vous l’avez vu comme nous cette feuille, demandez ? mon avocat qui est une personne sinc?re et honn?te? reprend un peu plus fort Ferray?
- Oui, mais ?a fait longtemps et je ne suis pas s?r que tout soit en r?gle!
- Alors vous dites ne pas avoir l’argent? questionne le pr?sentateur
- Exactement!

Puis le pr?sentateur demande des explications ? Ma?tre Fauconnet (avocate ?clair?e de Marc Roger) concernant ces fameux papiers. Cette derni?re s’exclame qu’il s’agit l? d’actes juridiques tout ? fait valables. Et que l’avocat de Monsieur Ferray? lui a confirm? pas plus tard que cette apr?s-midi, qu’il s’agissait bien de papiers valables.

Puis comprenant qu’elle se ridiculisait compl?tement, elle commence ? sanglotter!

Le pr?sentateur propose de demander une nouvelle fois ? Ma?tre Mottu ce qu’il en pensait, mais ce dernier pr?f?re laisser la justice suivre son cours! Et on le comprend!

Le pr?sentateur cl?t le sujet sur ce pseudo drame en disant ? Ma?tre Fauconnet d’aller se coucher. Pseudo-drame qui a ridiculis? la bande ? Roger! Enfin, son avocate qui a l’air d’en avoir plein le c.. de ses conneries, son pseudo investisseur qui est plus maladroit qu’autre chose et qui a l’air de prendre toute l’histoire en pleine face, ne sachant plus quoi r?torquer (c’?tait peut-?tre pas marqu? dans le sc?nario de Marc Roger!) et balbutiant des “Mais alorrs, il est o? l’arrrrgent?” en r? mineur, puis Marc Roger lui-m?me, qui ferait mieux d’arr?ter les frais et d’aller bronzer dans une prison, pour tout ses arri?r?s!

Pour l’histoire, j’apprends sur internet que Monsieur Ferray? est en proc?s depuis longtemps pour obtenir les milliards qu’on lui devrait du Kowe?t!!! Affaire ? suivre…

Vraiment, j’aurais bien voulu r?unir toute l’?quipe de parlons foot pour l’occasion, tant ce fut grand!

D?sol?, si cette rubrique a ?t? un peu “longuette”, mais j’esp?re qu’elle vous aidera ? vous rendre compte encore plus de la b?tise de certains…

 
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40 commentaires

ENORME ze badinho!!
merci de nous avoir fait vivre ?a!
? nous aussi ?a nous aura tir? des larmes. mais de rire…

par Ol, le 24 janvier 2005 à 21h37, #

Mythique EXCEPTIONNEL… je suis ? Z?rich avec Mr. Ol que les lecteurs de Parlons Foot connaisse bien et ? grand coup d’?clat de rire ? la lecture de ton article nous animons ce McDo dans lequel nous sommes connect? Wifi!!! Enorme!!!

par J?r?me, le 24 janvier 2005 à 21h37, #

Et on d?pose chacun un commentaire bien s?r :-)

par J?r?me, le 24 janvier 2005 à 21h38, #

Il repasse ce moment magique sur L?man Bleu, il doive avoir le sketch de l’ann?e.. Et je suis en train de me marrer avec Ludo… Mon cousin qui ?tait dans votre classe au gymnase! Meilleures salutations…

par Z? Badinho, le 24 janvier 2005 à 21h45, #

C’est Ronald qui prend la photo?

par pat, le 24 janvier 2005 à 22h29, #

T’as la tremblote, un peu floue la photo. Trop de sucre dans le coca ? mais excellent… Les nouvelles du Servette aussi. Je n’avais jamais vraiment pris le temps de m’int?resser aux d?boires guignolesques de ce club, mais l?, j’ai tout compris d’un seul coup.

par munegu, le 24 janvier 2005 à 22h33, #

Terrible de chez terrible !!! Le top du top serait que qqun mette la main sur la vid?o de l’interview et puisse la mettre en ligne …

par Lolindir, le 24 janvier 2005 à 23h37, #

Si ca repasse en boucle comme sur Canal Alpha tu pourrais en faire une vid?o???? Sinon grandiose……

par Lain2x, le 25 janvier 2005 à 09h34, #

Je suis en train de n?gocier la vid?o sur le forum du Servette !

C’est grave si je commence ? avoir de la peine pour eux ??

par Moulou, le 25 janvier 2005 à 10h13, #

http://www.tdg.ch/tghome/toute_l_info_test/sports/sauveur_de_servette.html

C’est un article dans la tribune de Gen?ve…. j’adore le passage o? la foule a m?me commenc? ? scander le nom de Marc Roger

“Tout ce beau monde n’?tait pas peu fier de l’effet, apr?s la premi?re d?claration de Marc Roger. Certaines personnes pr?sentes ont commenc? par applaudir. D’autres ont m?me scand? le nom de Marc Roger.”

Ils ont montr? ca sur Leman Bleu aussi????

Ca devait ?tre joli….. l’intelligent Roth braillant le nom de son pr?sident, Diogo applaudissant avec son mognon, etc………

par Lain2x, le 25 janvier 2005 à 10h47, #

Pour reprendre certaines de vos r?actions: oui, L?man Bleu a repass? plusieurs fois le flash sp?cial bien ?court? par rapport ? ce qui ?tait pr?vu (et on comprend!).

Et en effet, les m?dias n’h?sitent plus ? d?nigrer cette histoire: tous r?agissent tr?s n?gativement et les r?actions des personnalit?s environnantes sont assez sympathiques (comme dans le Matin, par exemple) o? Warluzel parle tr?s bien du fumeux investisseur…

par Z? Badinho, le 25 janvier 2005 à 12h02, #

La vid?o!! Il faut trouver la vid?o!!

par ismagic, le 25 janvier 2005 à 15h04, #

C’est clair, je sens que cette vid?o vaut de l’or !!

Je suis en train de me poser la question: qu’est-ce qui serait le plus dr?le ? Un Servette qui descend en 1e ligue ou un Servette qui continuerait en Super League mais avec l’effectif actuel ?

par Moulou, le 25 janvier 2005 à 15h11, #

Je viens de voir ce chef d’oeuvre… Merci Moulou, merci ze_badinho. J’en pleure. On se croirait dans la Croisi?re s’amuse, ou la Croisi?re folle amour avec les Muscl?s. Ce Marc Roger, il est trop fort, je l’avais jaimais vu. N’est pas Rolland Courbis qui veut !

par munegu, le 26 janvier 2005 à 02h26, #

Monsieur Filloucelli et ses accolytes n’ont qu’? bien se tenir. Ce moment surr?aliste de t?l?vision est disponible sur le site de grenats.ch en video. DU JAMAIS VU !

http://www.grenats.ch/servette/index.php?idContenu=dActualite&idArticle=2783

? garder sur le disque dur !

par Caran d Ache, le 26 janvier 2005 à 21h06, #

Au temps pour moi, je lisais dans l’ordre chronologique, j’avais pas vu le post en dessus. a+

par Caran d Ache, le 26 janvier 2005 à 21h25, #

Ze_badinho, tu ne devrais pas prendre les choses ? la l?g?re comme tu le fais, vraiment pas. Un jour, tu comprendras peut ?tre. Qu’est-ce qui te permet de discr?diter M. Ferray? comme tu le fais? Ou inversement, qu’est-ce qui fait que tu crois les propos de Mottu plus que ceux de M. Ferray?? Ta position est d?finitivement infond?e, incens?e, plate, vaine et inutile sinon qu’? te faire passer pour un idiot fini ? qui l’on ne donnerait pas plus de 3 ans d’?ge mental (je pr?f?re encore les 15 ans 3/4 de M. ferray? ? ce moment l?…).

par Musy, le 30 janvier 2005 à 10h49, #

Musy:
> Qu’est-ce qui te permet de discr?diter M. Ferray? comme tu le fais?

Ze_badinho ne fait que relater les ?v?nements tel qu’il les a v?cu et toutes les personnes qui ont vu la fameuse conf?rence ont la m?me r?action (”grande” presse y compris). Il me semble que ce Monsieur Ferray? n’a pas besoin de notre aide pour se discr?diter, il sait tr?s bien le faire tout seul.
On se demande qui passe pour un idiot dans cette histoire! JE REVE!!!!

Et de toute fa?on l’avenir nous dira qui avait vu juste mais dans tous les cas ce monsieur Ferray? aura r?ussi un bien grand coup m?diatique pour faire conna?tre son probl?me qui ? la base n’a rien ? voir avec le FC Servette…

par Jeje, le 30 janvier 2005 à 13h48, #

Hello !

J’ai trouv? dans mes dossiers un email que j’ai re?u plusieurs fois aux Etats-Unis.

Personne n’en a entendu parler ?

Communiqu? de l?O.M.P.I.-Ferray?
Organisation mondiale pour la protection des int?r?ts dits de Joseph Ferray?

A : R?dactions de la presse fran?aise

Mesdames et Messieurs,
C?est en ma qualit? de Conseil ?thique de l?Organisation Mondiale pour la Protection des Int?r?ts dits de Joseph Ferray? que je me permets de vous transmettre le communiqu? ci-joint. Neuf ann?es d?enqu?tes et d?instructions ont ?t? n?cessaires ? rassembler les mat?riaux sur lesquels il s?appuie et renforcer les convictions morales que leur nature nous appelle ? y affirmer publiquement.
Il est utile de signaler que son importance prioritaire m?obligeait de le communiquer ? quelques r?dactions : il para?tra, en effet, que son contenu transcende le caract?re d?une information qu?il est toujours d?cent de se r?server.
Je vous adresse par avance nos remerciements et vous prie d?accepter, Mesdames et Messieurs, l?expression de notre estime la plus enti?re.

N.B. Il convient aux journalistes de se tenir avertis que l?objet du communiqu? dont ils prennent connaissance a rencontr? ? plusieurs reprises la censure plus ou moins compl?te du gouvernement fran?ais et que, dans la circonstance d?un nouvel essai de publicit?, il faut s?attendre que diverses tentatives de contr?le ou d?intimidation s?exercent ? leur encontre. De ce fait, nous croyons opportun de sugg?rer, dans le souci de leur protection, aux journalistes en charge de cette information, de la produire, aussit?t connue, ? l?attention de leurs confr?res et de ne pas h?siter ? pr?venir leur r?daction d?aucune semblable tentative qui serait faite sur eux.

OBJET

JOSEPH FERRAY? : de ce nom, est d?sign? le dossier juridique d?un particulier le plus lourd de toute l?histoire de la justice ; il l?est aussi d?un projet moral dont la port?e tend ? mettre en effet l?id?al de la paix plan?taire. En termes pratiques : $ 1.000 milliards de fraude, fraude tiss?e, depuis dix ans, au gr? de collusions intergouvernementales ininterrompues, ax?es sur les enjeux de la guerre du Golfe, jusqu?au d?triment du projet, initialement d?clar? et r?cemment entrepris par Joseph Ferray?, de c?der tous droits, dommages et int?r?ts siens, au b?n?fice des ?uvres caritatives et ?thiques internationalement op?rantes ; encore est-il ? ajouter : par la gr?ce ? si Dieu le veut et que, Mesdames et Messieurs les journalistes, vos consciences y souscrivent ?, par la gr?ce d?une mobilisation m?diatique d?amplitude extr?me?

AVERTISSEMENT LIMINAIRE

Il doit, de fait, d?pendre de la profondeur du traitement contribu? par chacune d?entre les r?dactions sujettes ? l?incitation du pr?sent communiqu?, ? la direction d?enqu?te et ? l?ampleur des vis?es proc?durales propres ? la vocation naturelle des pouvoirs publics quant ? la teneur et aux cons?quences des faits prioritaires dont il y est question, qu?une solution, si ce n?est d?finitive, du moins d?cisive, se trouve appliqu?e ? l??tat d?indigence, d?injustice sociale et de d?moralisation dont souffre diversement, pour une part en expansion sensible, l?ensemble des soci?t?s humaines. La cons?quence en est, sur une estimation rigoureuse qui attend de vos investigations confirmation publique, qu?heureusement motiv?e, la position g?n?rale de la contribution des m?dia au dossier qui leur est donn? ? traiter, permette d?une part de r?gler ce dernier selon des normes de justice convenables, mais, par-dessus tout, d?affecter la somme dite, de quelque 1.000 milliards de dollars qu?il p?se, ? un plan de strat?gie humanitaire et ?thique sans pr?c?dent aucun dans l?Histoire.
D?un point de vue concret, quels biais servent de contraires intentions, de la part d?institutions ?tatiques, visant ? d?nier ? cet avoir le statut l?gal qui le destinerait au libre usage qu?en a r?solu de faire son g?n?reux ayant-droit, quelles m?mes voies profitent ? l?usage personnel que de mieux ?tablis au c?ur de ces institutions s?en attribuent ? ainsi non seulement ? l?encontre de la justice morale, mais en violation des priorit?s de la justice sociale ?, l??tat actuel des recherches rend facile de l?indiquer.

1. FERRAY? ?PARGNE ? LA PLAN?TE UNE CATASTROPHE ?COLOGIQUE

Dans le repliement auquel l?intervention des ?tats-Unis contraint l?Irak en cours d?invasion de l??tat kowe?tien, en 1991, des estimations concluent que 1164 puits de p?trole appartenant ? ce dernier sont, en retour, mis en feu. Il ne fait pas de doute que, sur le d?lai minimal d?extinction de 5 ? 6 ans fix? par le mieux sp?cialis? alors en la mati?re, Red Adair, cette raison ne f?t suffisante pour que l?on se repr?sent?t un dommage fatal ? l??cologie de la plan?te. Dans ce m?me temps, Joseph Ferray?, originaire du Liban, y exerce en qualit? de modeste industriel. Il a cess? de le demeurer du jour que sa vive sensibilit?, ordinairement famili?re de soudaines et puissantes inspirations, lui fit concevoir, dans la foi d?une solution imm?diate aux ?v?nements alarmants du Golfe, ce qui se d?finit et, qui op?rera effectivement dans la suite, comme un double syst?me ? d?clar?, pour l?int?r?t majeur qu?il pr?sentera, ? strat?gique ? ?, d?extinction et de blocage des puits ? forte pression. C?est ? trois mois qu?un tel proc?d? se promet d??courter le d?lai d?extinction et de blocage, pour un rabattement pendant de pr?s de 250 milliards de dollars sur le devis classique, optimisant, par son triple rapport temps/qualit?/prix, par plus de 15.000 fois la fonctionnalit? des syst?mes. Il ne n?cessite en outre nul dispositif additionnel de strat?gie ?cologique : le dispositif est le proc?d? (Cf. description dans le magazine am?ricain World Oil, num?ros de janvier et mai 1992).
La d?marche est bient?t faite de d?poser les brevets ? l?Institut National de la Propri?t? Industrielle (INPI) de Paris et de Sophia Antipolis, dans le d?partement fran?ais des Alpes Maritimes, et prolong?e par l?op?ration d?extension internationale, ? selon les conventions internationales sur la propri?t? intellectuelle, aupr?s de l?Office Europ?en des Brevets (OEB) ? Munich et ? La Haye, ainsi que de l?Organisation Mondiale de la Propri?t? Intellectuelle (OMPI) ? Gen?ve ?. Est attest?e, sur la foi des rapports de recherche internationale d?ant?riorit? ?tablis par l?OEB de La Haye, et de ceux d?examen international des inventions ?tablis par l?OEB de Munich, l?enti?re originalit? de ces proc?d?s.
En ?valuant l?application prochaine au Kowe?t prioritairement aux r?serves convenues des r?gles de prudence commerciale, quelque risque qu?? cet ?gard il lui occasionn?t, sans retard Ferray? a pris le parti d?aviser de ses d?couvertes les personnalit?s, organismes et institutions comp?tents ? m?me d?avancer la r?solution de la crise kowe?tienne : appel est fait ? l?attention de Red Adair, de l?Institut Fran?ais du P?trole (IFP), et des minist?res fran?ais de l?Industrie, de la D?fense, de l?Environnement et de la Protection Civile, ainsi que de l?Ambassade du Kowe?t ? Paris par l?entremise de la secr?taire de l?ambassadeur Tareg Al Razzooki, Colette Ghaoui. L??mir du Kowe?t Jaber Al Ahmad Al Sabah apprend la nouvelle de son conseiller Khaled Abou Al Saoud. Un silence en retour couve, dans le sein de l?intrigue, la promptitude civique de Joseph Ferray?. Les effets n?en seront pas si retenus que les r?ponses attendues : ? la v?rit?, ils ?taient de longtemps appr?t?s.

2. LES ENJEUX DE LA GUERRE DU GOLFE

En juillet 1990, une exacte surveillance satellite de la National Security Agency (NSA), le service de renseignement informatique de pointe des ?tats-Unis, montre ? sa naissance l?entreprise mise en ?uvre par l?arm?e irakienne ? dessein de forcer les fronti?res kowe?tiennes : aucune logique ne semble toutefois travailler ? coh?rer, dans l?esprit de la Maison Blanche, les primes ?v?nements, d?ores et d?j? explicitement significatifs, que lui rapporte notamment la NSA via la CIA, et ce qui devrait plus tard, et publiquement, en advenir, de mani?re ? susciter, ? la diff?rence, sa r?action imm?diate. Au su du pr?sident George Bush, Saddam Hussein occupe une plage prochaine et consistante dans son emploi du temps : besoin n?est pas sit?t d?annuler ses rendez-vous, Saddam y a sa place, en son temps, car lui-m?me, George Bush, y a veill?, consciencieusement, d?intelligence avec l??tat kowe?tien.
Non point ? qu?on s?assure bien ? que le doute le moindre amort?t l?impact de la menace, tr?s-vivante, lanc?e par Saddam : ? proportion qu?elle va se pr?cisant, l?accueil des princes kowe?tiens se rafra?chit plus aux intercessions diplomatiques, ainsi ? celle du Pr?sident de l?OLP fin juillet 90. C?est invraisemblable qu?en une circonstance d?une gravit? telle, et les princes et leurs protecteurs am?ricains, comme par une forme de sto?cisme antipathique ? souhait ? la p?n?trante conscience de leurs int?r?ts mat?riels, affichassent sans artifice leur nonchalant scepticisme. Une explication seule cr?dible se pr?sente ? mesure que le d?roulement des proc?dures ouvertes par Joseph Ferray? porte au jour la configuration de base d?o? s??l?vent les combinaisons d?int?r?ts intergouvernementales : l?histoire du pr?texte n?a rien qui soit externe au texte, elle est tiss?e dans la trame du texte, qu?elle d?maille sans nul doute ; qu?assur?ment, elle ne cache pas.
Aussit?t connus, les syst?mes Ferray? inspirent ? l??mir, appuy? des gouvernements am?ricain et fran?ais, une tactique appropri?e ? l?organisation g?n?rale de leur commune strat?gie : ? supposer le vol de si rentable technologie, la marge b?n?ficiaire des coalis?s se trouve non seulement accrue par rapport ? son paiement l?gal ; davantage l?est-elle par rapport au devis classique de la dette de compensation contract?e par l?Irak. Or si, par un raisonnement simple, accords de vente ?taient jamais l?galement conclus avec Ferray? au devis r?volutionnaire de 22 milliards de dollars ? soit 8% du devis classique ?, preuve serait port?e contre l??ventualit? de falsifier la dette de l?Irak sur la base d?un devis plus ?lev?. La question demeure de savoir jusqu?? quel degr?, les alli?s de la guerre jugeaient d?cent d?extorquer ses ressources ? un peuple ?touff? par les cons?quences de deux guerres successives ?
Ainsi voyons-nous o? porte la motivation qui pr?sidera ? l?appropriation frauduleuse des syst?mes d?extinction et de blocage des puits : quelques milliards de dollars pour prix de revient des syst?mes valent en soi, ? l?estimation de l??mirat, ce que vaut la garantie que l?ONU lui offre, d?exiger de l?Irak qu?autant que besoin (dans l?ind?cision m?me des limites de l?expression), en outre de ses avoirs automatiquement s?questr?s ? l??tranger, il observe le remboursement des frais et dommages de guerre. On se passe, en d?autres mots, de justifier le vol des syst?mes en vertu de son int?r?t propre : s?il fait l?objet d?un d?sir, c?est que ce d?sir fournit la pi?ce ma?tresse d?une strat?gie d?extorsion, dont l?ampleur doit trouver et, en effet, a trouv?, ? se d?ployer en libert? dans le cadre programm? de la l?galit? de la force.
Il a ?t? de politique d?lib?r?e que les ?tats-Unis encouragent le Kowe?t ? se saisir de l?avantage que l?Irak, affaibli ? l?extr?me par une guerre de huit ann?es, men?e dans l?int?r?t des pays arabes p?trolif?res et du capitalisme occidental, contre le r?gime de T?h?ran, comm?t l?imprudence de r?clamer, en sus de l?annulation de sa dette de guerre envers l?Arabie Saoudite et le Kowe?t, un soutien ?conomique suppl?mentaire de leur part, de m?me que le respect des quotas contractuels de production p?troli?re de l?OPEP, effront?ment viol?s par le Kowe?t et les ?mirats arabes unis. Pr?cis?ment, tout porte ? croire que ces violations m?mes sont intervenues, loin d?une vis?e d?int?r?ts imm?diats, dans l?intention de provoquer l?Irak ? engager une guerre qui l?galiserait, une fois vaincu, l?extorsion de ses avoirs.
Les preuves en ressortent nettement du dossier de Joseph Ferray?, qui, au centre d?une strat?gie ?conomico-politique d?envergure multi-?tatique, sert, inopin?ment, de pr?texte ? la r?alisation optimis?e de cette derni?re. A la veille de l?invasion de son pays, le prince Saad ne se tiendra pas d?ajouter ? son rejet des r?clamations de l?Irak, l?ind?cente ambition d??ventrer son ?conomie : ? Vous serez forc?s de payer tout l?argent que vous nous devez ? lance-t-il ? l?adresse du chef de la d?l?gation adverse, Ezzat Ibrahim.
A l?appui de ce qui para?t des images satellites de la p?riode de guerre, l?ann?e 1996 rencontre la publication d?un ouvrage de l?Institut de la Recherche et de la Technologie du Kowe?t qui pareillement avance le chiffre de 1164 puits incendi?s, soit, selon cette source, 92,8 % des puits alors en production dans l??mirat. D?o? vient que partant ? peine quelque 750 puits sont tenus, sur la base des all?gations publiques, pour avoir explos?, de sorte qu?il s?ensuit qu?une difficult? logique doive s?objecter ? la pr?tention d?adjoindre, sans davantage qu?une juxtaposition factuelle, un abaissement num?rique tel ? la strat?gie dite, d?augmentation usurpatoire de la dette irakienne ? Deux mobiles se d?couvrent ? l?examen au paradoxal proc?d? du Kowe?t : aux accords, en premier lieu, de limitation productive de l?OPEP, raison voulait qu?en apparence r?pond?t exactement celle des forages de puits p?trolif?res, au lieu qu?il s?entendrait trop nettement du chiffre de 1164 puits en production, que celle-ci exc?dait ? outrance son plafond r?glementaire ; puis, d?un autre c?t?, il s?agissait ? la famille r?gnante que l??pouvantement ?cologique ne continu?t point le massif exode que l?invasion de son pays avait d?but? : de l? le mensonge.
A la fin, les plaintes mitraill?es de Joseph Ferray? emp?chent que la falsification de la dette ne s??tende, sous l?assurance auguste des Nations-Unies, au devis d?extinction des puits de p?trole en feu : il en d?pose une ? Gen?ve le 29 janvier 1996, qui s?en va mettre la fausset? onusienne au d?fi de sortir au grand jour d?un d?menti public : mais la Commission d?Indemnisation des Nations Unies (INCC), install?e ? Gen?ve, ne le rel?ve pas. Pour 90 milliards de dollars du devis d?extinction et de blocage qu?en sous-main, selon qu?en t?moignent des sources de la meilleure fiabilit?, per?oivent en grande partie, les princes kowe?tiens pour moiti? et les d?trousseurs occidentaux pour l?autre, c?est de telle sorte que l?ONU modifie ses registres qu?au chiffre absurde de 610 millions de dollars cette m?me dette aura, somme faite, ?t? officiellement fix?e. Qu?ainsi fait, Ferray? cherche ? relever l?ombre d?un d?lit d?extorsion !? Mais, d?s pass? le cap, la comptabilit? de l?INCC n?interrompt pas son cours encore : le r?cif que 90 milliards de dollars de dette d?extinction figuraient l? ? quelque distance d?encre au-del?, pour plut?t porter sur des r?clamations fictives ? l?Irak en mati?re de fourniture industrielle, ladite masse mon?taire s?est m?tamorphos?e en une gracieuse terre d?asile : ce sera le plus inexpugnable des paradis fiscaux ; ce n?est pas une contr?e envi?e, c?est un d?sert abandonn? ; c??tait l?Irak, peupl? d?hommes encombrants, mais c?est pass? : et ce n?est plus ? pr?sent qu?un lisse ?cran bancaire, sans masses d?hommes promptes ? le d?former, et l?imagination lucrative, dans le vrai, y refl?te seule toute la richesse.

3. L?OPPORTUNIT? DE D?TOURNER LES SYST?MES FERRAY?

Fort promptement, il arrive que la pr?sidence de la r?publique fran?aise et le gouvernement d?Edith Cresson, mis en app?tit par les satellites de l??mir, ainsi son conseiller Ezzat Jaafar ou l?ing?nieur de la Kowait Oil Company (KOC), Al Adasani, s?attachent ? n?gocier avec la Kowait Bank Al Watani, repr?sent?e dans la personne de son directeur, Issam Al Sager, le d?tournement des syst?mes d?extinction et de blocage de Joseph Ferray?. Il s?entendra que les compagnies p?troli?res fran?aises l?IFP et Elf participent aux gains.
Le mieux ? faire, dans l?attente des moyens d??vincer l?inventeur, est d?interposer entre les responsables du march? kowe?tien et les n?gociateurs que s?est uni Ferray? des contacts et des propositions leurres. D?Al Adasani jusqu?? son beau-fr?re, h?ros de guerre, le g?n?ral Al Bader, un ?cran humain se d?ploie devant la sc?ne des ententes intergouvernementales.
L?heure pourtant arrive qu?il ne convient plus de diff?rer les accords promis ? Joseph Ferray?. Un devis du Kowe?t de 22 milliards de dollars est produit par fax, sans explication, sans promesse : Ferray? s?y r?sout ? l?instigation de ses n?gociateurs, Tilli?, Colonna et Basano. Il n?emp?che : impossible ? l??mirat d?accueillir sur son sol l?inventeur en personne, qui ne manquerait pas de d?couvrir l?application d?tourn?e qu?il y est fait de ses syst?mes. Le visa, sur l?argument de sa nationalit? libanaise (famili?re du terrorisme), lui est refus? et ses espoirs rejet?s sur ses n?gociateurs, de qui, dans l?inqui?tude, se servent les kowe?tiens pour endiguer les soup?ons de Joseph Ferray?. Partis pour une dur?e de trois jours, elle s??tendra sur quinze, ce qu?il faudra ? l?ambassadeur de France au Kowe?t, Jean Bressot, afin de faire admettre, pr?f?rablement ? l?assassinat projet? des n?gociateurs, que tentative f?t faite de les corrompre. Et, avec succ?s, ainsi est fait : Tilli? et Colonna y c?dent sans difficult?.
La Saudi-Aramco pr?te son nom, ? l?instigation de l?ambassadeur saoudien ? Washington, neveu du roi Fahd, Bandar Ben Sultan Ben Abdelaziz, ? l?usage du Comit? du P?trole du Kowe?t aux fins d?un contrat secr?tement pass? avec Elf. Des n?gociateurs de Ferray? comme des interm?diaires d?Al Sager, il est obtenu que leurs noms servent d??cran bancaire, sous le contr?le de la DEA am?ricaine (Drug Enforcement Administration) et de la Federal Reserve Bank, au blanchiment des transactions li?es ? la vente des syst?mes aux pays p?troliers et aux compensations vers?es par l?Irak, voire ? des d?tournements sur ses avoirs gel?s. Un ?missaire am?ricain assiste ? la r?union de vente, au terme de laquelle un contrat se voit r?gl? pourvu des noms mais sans les signatures des n?gociateurs de Ferray?, ce qui permet, d?un seul coup, l?irrecevabilit? des r?clamations ?ventuelles de Joseph Ferray?, aucun contrat n?ayant ?t? officiellement sign? avec ses repr?sentants, et la mainmise tranquille des am?ricains sur les moyens de virement bancaire, puisque les ayants-droits r?els (ADR) ne le seront l?galement que de nom. L?ouverture des comptes, estim?s en dizaines de milliards de dollars, a lieu aupr?s de banques par pr?f?rence arabes et suisses : Bank Al Watani, Kowait Investment Office, ABN AMRO, Saudi-Bank, UBS, SBS, Cr?dit Suisse?
En France, figurent parmi les principaux relais des transactions, Alfred Sirven de la compagnie Elf, Patrick Dawson qui dirige la DEA ? Paris, et l?ancien ministre de l?Industrie au gouvernement Cresson, Dominique Strauss-Kahn. C?est avec r?ussite que ce dernier man?uvrera ? soucieux de se d?responsabiliser fonctionnellement ? l??gard de la violation commise par ses soins, entre autres offices masqu?s, ? l?encontre du secret des brevets de Joseph Ferray? ? pour faire passer sous la signature du Premier ministre suivant, Michel Rocard, un d?cret compl?mentaire relatif ? l?organisation de l?INPI (le n? 91-432, sign? le 13 mai 1991) l?galisant la d?l?gation ? l?Institut m?me des comp?tences de surveillance et de contr?le d?volues au ministre de l?Industrie.
Par le truchement du bureau parisien de la Kroll Associates, soci?t? am?ricaine d?investigations internationales, en mission pour Joseph Ferray?, dont les plaintes aux tribunaux demeurent ignor?es, la liste est dress?e des comptes bancaires concern?s. La pression politique et l?app?t du gain inclineront les avocats fran?ais et suisses de Ferray? ? sous-traiter la proc?dure de leur client pour le compte de certaines t?tes de la R?publique fran?aise, de droite tant que de gauche : Balladur, Pasqua, Joxe, Mitterrand, Dumas, Cresson, Strauss-Kahn? En 1995, l?alarme, d?clench?e par la s?rie r?p?t?e des ouvertures de proc?dure par Ferray?, porte coup : la DEA s?questre tous les comptes incrimin?s. Le parquet de Gen?ve re?oit des encouragements financiers des avocats et notaires de Ferray?, Mottu, Bruppacher, Bonnant? ? brouiller, et sectionner autant que faire se peut, le fil du dossier : de nouveaux comptes en millions de dollars s?ouvrent, pour cette fois aux noms de juges, de procureurs, d?avocats du parquet : Christine Sordet, Jean-Louis Crochet, Bernard Bertossa, Christine Junod, Dominique Warluzel, Diane Anghelopoulo, Cyril Ab?cassis? Et lorsque la corruption ne s?obtient pas, les expectations se tournent du c?t? de la censure bureaucratique? si besoin est, de l??limination physique.

4. LA CENSURE

La compromission ?pid?mique du parquet de Gen?ve n?a pas ?t? sans adresser des signaux suffisants ? jeter sur sa piste la police du canton jusqu?? l?Office F?d?ral de Berne. Que s?il vient, par conscience, la disposition la meilleure ? l?inspecteur Kurt Senn de la f?d?rale et au chef divisionnaire de la police cantonale ? Gen?ve, Urs Rechteiner, ? certifier ? Joseph Ferray? leur possession des preuves d?monstratives des implications induites par ses anciens avocats, l?in?vitable en est qu?aux suites, tourn?es ? la divulgation des documents, la hi?rarchie a vite fait d?opposer des instructions les prohibant.
Au c?ur de la jonction des transactions liant ? pr?sent institutions d??tat suisses et fran?aises et que d?nonce inlassablement Ferray? ? la Justice genevoise, la charge d?en recevoir la plainte et d?en examiner les ressorts aura bient?t ?t? ? un procureur g?n?ral, Bernard Bertossa, pour le pousser au tout premier poste. L?homme, chef insigne de r?seaux p?dophiles, qui censure la vell?it? des polices de coop?rer aux actions de l?inventeur est le m?me qui, sur l?avertissement des politiques compromis de la R?publique fran?aise, garantit la protection et la fuite, du 6 f?vrier 1996 au 31 d?cembre 1997, du directeur financier d?Elf, Alfred Sirven, que son large contr?le, dans leur vitesse de croisi?re, des malversations entre ?tats rend ? ces derniers plus que capital d??vacuer et de mettre ? l?abri de poursuites. De quoi l?on se tient s?rement redevable ? Bernard Bertossa.
Il lui appartiendra aussi d?en r?f?rer ? la France, d?s la parution le 4 f?vrier 1997 d?une enqu?te du Journal de Gen?ve sur la disparition des ? milliards du Kowe?t ?, si bien qu?il y aura assez de temps aux hauts responsables pour ordonner subrepticement, sur l??tendue du territoire fran?ais, la mise en invendus de l??dition de ce jour. Pas un exemplaire n?y sera lu le 4 f?vrier 1997.
Par surcro?t, les plans de censure en France ne cessent de tirer avantage de la mise sous surveillance des renseignements suisses de la r?sidence ? Gen?ve de Joseph Ferray? : c?est ici m?me qu?il re?oit dans les premiers mois de l?ann?e 2000 la t?l?vision et la presse fran?aises : TF1, France 2, Canal +, l?Est R?publicain, le Parisien? Le vendredi 12 mai, la cha?ne priv?e TF1 pr?voit de traiter l?affaire au cours de son ? Journal de 20H ? ? la plus forte audience du r?seau cathodique fran?ais ?, que suivra, en seconde partie de soir?e, un reportage plus d?velopp? sur Joseph Ferray? dans l??mission ? Sans aucun doute ?. Sur les nerfs, l?ancien ministre, Dominique Strauss-Kahn n?attend pas d?en observer les effets, un coup de t?l?phone est donn? au directeur de la cha?ne, Etienne Mougeotte : la diffusion est annul?e. L?article de l?Est R?publicain para?t tout de m?me, caviard? ; les cha?nes Canal + et France 2 abandonnent leurs reportages.
A rien il ne se peut laisser le loisir de pr?venir la censure : le Pr?sident de la R?publique, Jacques Chirac, mis au fait, lui a laiss? les mains libres ; il ne se souvient que trop exactement qu?en 1975, sous la pr?sidence de Val?ry Giscard d?Estaing, son entremise de Premier ministre inaugurait avec l?Irak, au m?pris des vis?es bellicistes et antisionistes que manifestaient ses dirigeants, une s?rie de ventes d?armes et de mat?riaux ? forte dangerosit? entre les plus puissants de la technologie fran?aise ? dont les comptes, affect?s pour une notable part au financement des campagnes politiques de la droite, ne ressortiront pas tous, mais en donnant toujours mati?re, du fond de leurs t?n?bres, ? faire chanter le futur Pr?sident.

5. LA VIOLENCE

Pour ce qui regarde Pierre B?r?govoy, successeur d?Edith Cresson au gouvernement, son cas exigeait quelque suppl?ment de frais : sa vie m?me, nourrie de la familiarit? inqui?tante des secrets de la politique mitterrandienne. C?est qu?il y en avait pour plus de dix ann?es.
Loin que le march? d?armement franco-irakien souffr?t de l??lection, en 1981, ? la pr?sidence de la r?publique fran?aise, d?un homme de la gauche, Fran?ois Mitterrand, il se conforta fort sous ses auspices par l?acquittement de plusieurs livraisons d?armes ? Saddam Hussein. En d?but de cette ann?e 1981, peu avant l?accession au pouvoir des socialistes, l?Irak re?oit de la France les derni?res pi?ces destin?es ? rendre op?rationnel le r?acteur nucl?aire Osirak, qu?elle lui a command? et mis secr?tement au service de la production de l?arme atomique. A trois semaines de sa mise en fonction, les renseignements isra?liens en estiment la proximit? suffisamment alarmante pour devoir lancer contre son site de fabrication, non sans en avertir par avance le nouvel ?lu de la nation fran?aise, une d?cisive attaque a?rienne. D?o?, d?ailleurs, il se trouve que les ing?nieurs fran?ais, y ?tant employ?s, seront ?galement pr?venus de quitter les lieux cibl?s. Le 7 juin 1981, Osirak est d?truit, les ing?nieurs fran?ais sont ?pargn?s, et Mitterrand y met la forme en ?levant une protestation de circonstance contre le raid isra?lien.
Mais il demeure aussi avantageux aux fran?ais qu?? la lumi?re des enjeux de son conflit avec l?Iran (la mise ? l?abri par exemple des exportations de p?trole de la haute main int?griste) les ventes d?armes ? l?Irak se poursuivent, qu?il ne l?est plus d?aucune fa?on si la destruction continuelle de son co?teux mat?riel nucl?aire lui faisait une situation d?insolvabilit?. Promu ministre des Finances, c?est un raisonnement que Pierre B?r?govoy est mis en ?tat de cr?diter s?rieusement et qui lui dicte bien de la r?sistance ? l??ventualit?, soulev?e ensemble par le gouvernement et l?Industrie fran?aise d?armement, de pr?ter ? l?Irak les fonds n?cessaires ? ses achats aupr?s de cette derni?re. Aussi longtemps que le pr?sident Mitterrand s??tait abstenu de faire p?n?trer ? B?r?govoy les arcanes de la strat?gie de pr?coalition, sa r?sistance devait durer : quand il a compris qu?il s?agit ? la politique conjointe des ?tats-Unis, d?Isra?l, des p?tro-monarchies moyen-orientales et des puissances europ?ennes d?obtenir la neutralisation d?une part des ambitions iraniennes, de l?autre l??reintement ?conomique de l?Irak et l?occasion d?extorsion, de l? offerte par le biais d?une provocation subreptice au faux pas, Pierre B?r?govoy assied avec na?vet? son assurance de remboursement dans l?impr?cise imagination d?un faux pas de l?Irak qui ne soit que l?effet pr?destin? d?un vice en lui irr?m?diable : que la guerre f?t, en propres termes, plut?t pr?m?dit?e que pr?destin?e, il devra manquer ? Pierre B?r?govoy le sang-froid de ne s?en point ?tonner. Son ?limination le 1er mai 1993 doit son occasion ? Dominique Strauss-Kahn. Son inqui?tude sur les ?tonnements bruyants de B?r?govoy a touch? le c?ur du Mossad, pour qui Strauss-Kahn s?est avec sinc?rit? ? de multiples reprises d?vou?. Ainsi ? Isra?l l?ex?cution du crime, camoufl?e en suicide, est-elle confi?e : elle aura marqu? le point d?orgue de la strat?gie internationale de destruction et de spoliation de la patrie de Saddam.
Encore la violence du gouvernement fran?ais rechigne-t-elle ? clore, f?t-ce d?une sorte si belle, ses perspectives surexcitantes : alors elle ira r?pondant sym?triquement ? l?usage qu?Alfred Sirven tenait pour n?cessaire, d?une s?rie d?interm?diaires appliqu?s ? ralentir le d?frichage d?enqu?te des pistes d?un p?le d?cisoire ? l?autre des collusions d?Elf. Au point de parler, les relais de Sirven disparaissent : la s?lection meurtri?re ne comprend aucun quota. Pour faire d?un exemple deux, la complicit? inter?tatique franco-suisse dispose d?un fonds commun de renseignement et de pratique concr?te dans les mains, conscientes ou non, du responsable administratif de la filiale d?Elf Aquitaine install?e ? Gen?ve, Elf Aquitaine Internationale (EAI) : il s?agit d?une pi?ce par trop tactique : l?un est tu?, puis son successeur, Jacques Flury, en 1996 est port? disparu au P?rou ; il n?est pas retrouv? mais le Contr?le de l?Habitant ? Gen?ve le d?clare cependant ? d?c?d?? ? Gen?ve ? ; et, pour y mettre le comble, plainte est d?pos?e ? N?mes, demeur?e sans suite, sur l?information que son assassin r?side? ? Nice. Le programme est long et la cat?ch?se du crime d?ploie sans discontinuer ses myst?res?
En outre du Mossad et des renseignement ?trangers, sont mis, contre toute prudence, ? une ?gale et d?lictueuse contribution les services ? proches des anciennes et actuelles fonctions minist?rielles appartenant ? Strauss-Khan et Roland Dumas ? de la Direction g?n?rale de la s?curit? ext?rieure (DGSE) : il revient en particulier au renseignement fran?ais que, sur la localisation faite par ses soins, dans l?enceinte d?un restaurant d?une plage d?Ajaccio, de preuves essentielles de la corruption, dans l?affaire Ferray?, du gouvernement fran?ais, une interruption f?t sit?t mise par celui-ci ? la menace correspondante. Le 6 f?vrier 1998, le pr?fet de la r?gion corse, Claude Erignac, trouve la mort dans un attentat. Dans le cours de la m?me ann?e, son successeur, Bernard Bonnet, a fait suivre aupr?s du procureur de Paris, Dintillac, une information qui met en cause dans l?assassinat le fils d?un ancien d?put? socialiste : Ivan Colonna. Apr?s une enti?re ann?e, l?information est rest?e toujours close : car de mettre aux arr?ts Ivan Colonna, c?est toucher au cousin de Fran?ois Colonna, triste n?gociateur de Joseph Ferray? : aussi triste pourvoyeur des fonds de la criminalit? ?tatique et des pi?ces br?lantes qui les accompagnent. De quoi suffire ? m?rir un chantage le long d?une ann?e d?obstruction judiciaire et autres d?sinformations. Si le bail n?en est pas renouvel?, la raison tient ? ce que la DGSE, orient?e sous l?influence d?un ancien de ses membres, G?rard Pardini, entr? sous les ordres directs du pr?fet Bonnet, croit avoir d?nich? les documents dans une paillote de la rive sud d?Ajaccio, g?r?e par un certain Yves F?raud pour le compte souterrain de la famille Colonna et que Fran?ois a baptis?e de son diminutif : Chez Francis. Roland Dumas ne laisse pas ?chapper l?occasion : G?rard Pardini a ?t? chef de son cabinet, il n?a jamais cess? de l??tre, m?me en fonction pr?s de Bonnet ; ultime loyaut? : lorsque Roland Dumas se sert de Pardini dans l?intention d?amener Bonnet ? d?truire la paillote ? d?couvert son d?lit, Pardini ne se sert pas de Dumas pour le justifier. L?incendie de la paillote Chez Francis s?est d?clar? dans la nuit du 20 avril 1999, qui l?a d?truite en entier : et qu?Ivan Colonna demeure introuvable signifie, peut-on penser, que vain fut-il en v?rit?.

6. LE SAINT-SI?GE SUBORN? REFUSE LA CESSION EN SA FAVEUR DES DROITS DE JOSEPH FERRAY?

Impuissant, en cet ?tat de choses, ? calibrer ses moyens ? ainsi qu?il sera avou? au Pape Jean-Paul II ? ? sur la massivit? des implications de son dossier ?, il s?impose ? Joseph Ferray? de le mettre en main d?une instance comp?tente ? y ouvrir un cours salutaire. En date du 14 f?vrier 2000, par le truchement de son conseiller ?thique, il porte, fid?lement ? sa foi catholique, ? la connaissance du Secr?taire d??tat du Vatican, Angelo Sodano, son intention de nommer le Saint-Si?ge l?gataire universel de ses brevets sous condition de gestion au profit des ?uvres humanitaires et morales de l??glise. Une rencontre avec Sodano est laiss?e par Ferray? ? sa consid?ration : Sodano temporise, s?esquive, se terre ; il se refuse ? porter ? l?examen les donn?es de la proposition : le 3 mai 2000, ? la premi?re annonce que le Conseil Pontifical ? Justice et Paix ? a ?t?, en d?sespoir de cause, sur le silence de la Secr?tairerie, saisi ? son tour du dossier, Sodano fait r?pondre enfin, sans ombre de justification, par son assesseur Mgr Lopez Quintana, un sec m?pris du don envisag?.
Pour se l?expliquer sont de positives raisons des moins relev?es : c?est ? partir de l?h?ritage de sens politique qu?Angelo Sodano doit ? sa naissance au sein d?une famille de parlementaires pi?montais, qu?il semble que se sont form?es ses perspectives et d?cisions en rapport ? sa carri?re eccl?siastique. L?impression de servilit? entendue, voire de v?nalit?, qu?elles produisirent aux yeux des services secrets am?ricains, sous la pr?sidence r?publicaine de Ronald Reagan, devait lui valoir d??tre des premiers ? s?associer ? la politique de Washington men?e en Am?rique Latine. Il est notoire qu?en des temps que la menace du gauchisme en dressait l?axe, de la mettre ? effet impliqua ? comme un ancien directeur de la CIA, William Casey, se vit appel? ? l?avouer de mani?re explicite ? que le clerg? d?Am?rique Latine re??t de quoi, financi?rement avant tout ? en proportion de l?influence que la CIA voulait lui conna?tre ?, observer, sur les instructions de l?agence de renseignement, de r?primer la p?n?tration dans l??glise sud-am?ricaine de tous ?l?ments ? caract?re socialiste, en m?me temps que d?encourager, par mesure de sym?trie, la stabilisation des r?gimes dictatoriaux de droite. A l??gard de celui d?Augusto Pinochet, la ressource de cons?quence qu?Angelo Sodano, d?s son ?tablissement, vers la fin des ann?es 70, ? titre de nonce apostolique au Chili, constitue d?amortir l?impact des r?probations de l?opinion catholique ? l?endroit du dictateur, avance, ? l?estimation des am?ricains, comme de formidables promesses. L??vidence atteste qu?elles ont ?t? tenues : non seulement Sodano s?est entendu ? conclure la mise ? la retraite du prime adversaire de Pinochet, le Cardinal Raul Silva Henriquez, fondateur d?un Vicariat de solidarit? destin? ? venir ? l?aide de ses nombreuses victimes ; par surcro?t d?habilet?, ce sont jusqu?aux esp?rances am?ricaines qu?en la circonstance de son voyage au Chili d?avril 1987, Jean-Paul II en accr?dit?t enfin la l?gitimit? du r?gime, que l?Archev?que Sodano donna le lieu de se r?aliser. Il suffit bien, alors, au nonce apostolique de nourrir la hantise traumatique du Pape envers le communisme, pour que, pourtant le t?moin, au cours de sa messe, de la r?pression cruelle de manifestants d?sarm?s, l??v?nement n?arrach?t pas ? Jean-Paul II le grief le moindre ? l?encontre du dictateur de qui Sodano, quant ? maintenant, recherche l?amnistie.
Peu d??cho m?diatique aura rendu la vigueur dont Jean-Paul II s?est empress? de pr?venir ? dans la forme de la dissuasion mais, ? l??gal, d?une d?fense ferme de ce qui devait se d?nommer le ? linkage ? (traitement global et ?gal des probl?mes du Proche-Orient), aussi bien avanc? en unique proposition par Bagdad ? la barbarie qu?il devait y avoir, ? son sens, que les ?tats-Unis r?pliquassent ? la violation de l??mirat du Kowe?t par l?usage de la force arm?e. Dans un sens tout identique la majorit? des chr?tiens du monde entier se tenait au demeurant pr?te ? porter en d?finitive sa voix, pour peu ? comme de bien entendu pour ce qui touche une institution hi?rarchis?e si strictement qu?est l??glise Catholique ? que les dioc?ses re?ussent de la Secr?tairerie d??tat d?assez pressantes incitations. D?autant plus s?augmentait l?embarras de Washington que, d?j? prise sans retour la r?solution de guerre du pr?sident Bush, il demeurait, de toute n?cessit?, ? l?insinuer au c?ur d?une opinion populaire dont les h?sitations faisaient au Pape d?ployer de plus en plus d??loquence et d?autorit?.
C?est le 30 octobre 1990 que George Bush, en r?union d??tat-major, d?clare en secret l?entr?e en guerre des ?tats-Unis. Rendez-vous est au lendemain fix?, dans son bureau, au Cardinal Secr?taire d??tat du Saint-Si?ge, Agostino Casaroli. A l?issue de leurs entretiens, le pr?sident am?ricain l?aura convaincu de pr?senter au Saint-P?re sa d?mission. Sodano s?est trouv? participer, au d?but du m?me mois, entre une assembl?e cosmopolite de ministres des affaires ?trang?res, dont sa fonction de Secr?taire pour les Rapports entre les ?tats le rendait l?homologue, ? la Conf?rence pour la S?curit? et la Coop?ration en Europe (CSCE) : le rassemblement se tenait ? New-York et l?administration du pr?sident ne pouvait mieux ?lire la circonstance ni le lieu convenables ? conclure avec l?archev?que sa promotion aux fonctions prochainement vacantes de Secr?taire d??tat. La d?mission de Casaroli prend effet le 1er d?cembre 1990, Sodano lui succ?de un mois et demi avant que l?Am?rique ne d?clenche sa riposte ? l?Irak. Ce peu lui ?tait tout de m?me assez pour qu?il tu?t dans l??uf les promesses de suffrages du peuple catholique aux d?clarations anti-bellicistes du Saint-P?re. Il est sans doute que Bush aura trouv? l?homme capable de censurer le Pape : il n?a pas ? cet effet fallu grand-chose : seulement que la Secr?tairerie d??tat introduis?t un b?mol diplomatique, ce qui ?quivaut, au regard des pr?rogatives hi?rarchiques, ? un ordre universel de r?serve.

7. CONCLUSION : SOIT LA PAIX SOIT LA GUERRE

Les conclusions qui se laissent ? l??vidence tirer des quantit?s de pi?ces et de t?moignages engrang?s au long des neuf ann?es que durent ? pr?sent l?enqu?te et les poursuites men?es par Joseph Ferray?, et dont le principal m?me d?borde la plage ?troite du pr?sent communiqu?, se relient tr?s naturellement ? celles ? quoi la Commission d?enqu?te am?ricaine contre les crimes de guerre dans le Golfe Persique, form?e ? l?initiative d?un ancien ministre de la Justice, Ramsey Clark, s??tait pr?par?e, d?s 1991 au vu de ses premiers indices, ? rencontrer. Il en ressort que trois chefs notables de l?accusation port?e par la Commission contre l?administration Bush viennent ? confirmation : la pr?m?ditation, la corruption, la destruction criminelle de biens et de personnes. L?extorsion s?y ajoute, dont il est en particulier demand? au dossier Ferray? de faire la preuve. A peu de choses pr?s, la Commission d?enqu?te fran?aise ? V?rit? sur la guerre du Golfe ?, constitu?e sous l??gide du g?n?ral Gallois, aboutissait ? de semblables accusations.
Pr?m?dit?e, la guerre le fut ? ce point, rebattu, qu?en pr?paration de leurs criminelles man?uvres, les ?tats-Unis en dress?rent, un an et demi avant l?invasion du Kowe?t, le plan d?ex?cution, ? l?aide du r?seau informatique de la floridienne base de Mac Dill, ? l?occasion r?quisitionn? par le futur ex?cutant du crime, le g?n?ral Norman Schwarzkopf. ? Top Fiddle ? : tel se qualifiait la ? super combine ?, comme il est possible de traduire, visant ? planifier une guerre que rien d?in?luctable, si ce n?est l?attrait du gain, ne condamnait ? se produire.
En outre des concessions politiques, le gouvernement am?ricain r?solut ? quelques centaines de millions de dollars de prix de s?assurer de la coalition de ceux de l??tranger, cela jusqu?au secr?tariat de l?ONU, rendue, au lendemain du vote en faveur de la guerre, la b?n?ficiaire d?une magnificente cotisation due ? la tr?s d?bordante excitation de la superpuissance.
Et d?bordante, avant toute chose, ? l??gard du cadre moral que les protocoles internationaux sont pour fixer ? la conduite ? tenir en ?tat de guerre : il n?est pas utile d?insister sur l?apparence que les 200 000 civils ayant trouv? la mort dans les cinq semaines de bombardement de l?Irak (? raison de 60 000 bombes tomb?es en moyenne par semaine), et que les centaines de milliers d?autres, victimes de la d?vastation massive de l?appareil de production du pays et de l?embargo international qui lui est inflig?, ne sauraient, sans de solides difficult?s pour s?imaginer comme, rentrer dans le cadre moral dont il est question.
On s?est avis?, que pour s?engrener trop ? l??troit de la machinerie politique, le dossier Ferray?, d?origine, se destinait ? en subir l?inamovibilit?. Une raison davantage c?en est comme fonctionne ? plein le subterfuge des mises en examen aux motifs peccamineux destin?es ? brouiller le crime axial qui les relie et en reculer, par le d?tail des instructions, la divulgation. On se trouvera mieux encore avis? de faire s??vanouir ses attentes de tirer raison des organes d??tat coupables. Et quand m?me s?en rencontrerait-il la ressource, il y a la foi chr?tienne dont tient l?originale inspiration des syst?mes de Ferray?, dont il ne se peut que ne tienne tout ?galement l??valuation que celui-ci en fera jamais. La solution ? l?incendie des puits consista du Seigneur en un don gratuit : c?est tel, qu?il demeure. Ce n?est point du vol des syst?mes qu?il saurait s?agir : la strat?gie d?extorsion homicide contre une population d?munie ? quoi il a plut?t servi, fait toute l?affaire qui nous occupe : la charit?, sur ce point, justifie la justice.
Des ?valuations rigoureuses situent entre 800 et 1.000 milliards de dollars le montant des fraudes : ce n?est pas ce qu?il est, de toute ?vidence, entendu de r?cup?rer. L?argent n?importe pas sans les hommes qui le donnent : la vie ne commence ? compter que dans la gratitude o? l?on la consid?re et la ch?rit ; et la gratitude ne se d?finit point absolument ? l??gard de rien : il faut que cela soit par rapport ? quelqu?un. Nous aimons mieux, sur un saint opportunisme, compter sur ce que la libert? des plus sujets ? leur mauvais c?ur est capable ? tout instant, puisqu?elle ne les quitte pas lors m?me qu?ils s?en ?loignent, de s?affirmer ? toute force pour la v?rit?, c?est-?-dire la libert? des autres. Il n?est pas d??tre si corrompu qui ne vaille assez par la lumi?re d?amour, par la valeur cr?atrice de quoi son c?ur, au travers de toutes turpitudes, se r?serve ? pour souterrainement que cela soit ? de faire n?importe quand la voie de donner ? vie ? ? un autre ?tre humain. Comme il est arriv? qu?anim? de foi, et pour elle r?compens?, Joseph Ferray? fut un jour le ? cr?ateur ? de l?humanit?, il n?est d?homme qui, en ses profondeurs insoup?onn?es, ne soit fait pour l??tre et le demeurer. Encore une fois, plut?t la mis?ricorde que le verdict, car si le verdict fait des hommes ? l?abri de leurs droits, la mis?ricorde en fait d?ouverts ? l?amour d?autrui.
La fondation qu?a mise sur pied Joseph Ferray? porte le nom d?? Organisation Mondiale pour la Protection des Int?r?ts dits de Joseph Ferray? ? (OMPI-F). De quels int?r?ts parle-t-on ? Nullement de ceux qu?un individu aspirerait ? se r?server ; et absolument de ceux d?un homme et des hommes ? relever le d?fi que leur lance leur propre et intestine humanit?. Tous les int?r?ts de Ferray? se rassemblent-ils aussi dans l?occasion qu?? l?humanit? il s?en vient ouvrir pour la fois la premi?re au cours de son histoire, d?attester, en faveur des d?favoris?s de corps et d??me ? dont il faut bien avouer que tous nous sommes ? la priorit? qu?un visage humain doit au regard des hommes, tant que ce regard garde quelque chose d?humain, emporter s?il le faut sur l?univers entier.
De vrai, ce n?est pas la paix mais une nouvelle guerre que les temps nous appr?tent : les collaborateurs de Bush ne s?en sont s?par?s que pour accompagner son fils dans la voie d?une barbarie pire que celle de son p?re ; Sodano a veill? encore ? dissimuler d?autres compromissions que les gens de sa sorte promettent ? l??glise du XXIe si?cle. Pour nous, nous savons beaucoup des ?v?nements ? venir ; mais il ne suffit pas ? l?avenir d??tre connu pour ?tre servi mieux : sa connaissance implique en amont l?action de le construire, et au moyen de l?esp?rance. Nous parlerons donc sur fond de l?esp?rance de ceux qui nous ?coutent : il est constant que la v?rit? ne s?impose qu?? ceux qui la re?oivent.
Entre-temps, le discernement s?en tient l? : soit la paix soit la guerre? L?amour ne souffre pas d?autre alternative.

22 juillet 2000

par ROBERTS, le 30 janvier 2005 à 17h21, #

Bel email… n’est-ce pas l? ce qu’on peut appeller un “spam” ou mail non sollicit? en fran?ais ? ou dans un autre genre un “scam” ? dont pour ma part j’en re?ois pas mal venant d’Afrique d’un soi disant prince nig?rian ou congolais,… etc,… voil? qui ? mon go?t discr?dite encore plus le personnage.

par Jeje, le 30 janvier 2005 à 17h55, #

OUAOUHHH ! C’est pas long du tout comme post. En plus, pour un gars qui courre apr?s 32, 37, 47, bref on ne sait plus combien de milliards de dollars, il pourrait trouver un type qui sache ?crire en Fran?ais. C’est lourd, pas clair, bourr? de fautes, ?a sent l’embrouille ? plein nez, ? la sauce “victimisation tout le monde m’en veut”, avec un soup?on de complot international secret. Bref, du grand n’importe quoi, n’en d?plaise ? Musy (voir post plus haut), dont on se demande comment on peut-?tre aussi aveugle (? moins que ce ne soit en fait Mr Ferraille lui-m?me qui se cache derri?re cette identit? ! ), et peut-?tre m?me idiot. Enfin, n’oublions pas le principal dans toute cette mascarade, le Servette qui sera ray? de la carte du foot lundi si rien n’abouti. Et ?a, Ferray?, il s’en fout royalement.

par munegu, le 30 janvier 2005 à 18h00, #

Ben quant ? la cr?dibilit? du bon M. Ferray?, il avait promis de verser des millions d?s le lendemain de sa brillante intervention t?l?vis?e, non?
et pourtant je crois que Servette n’est toujours pas sauv?. Ou alors j’ai loup? un ?pisode…

par Ol, le 31 janvier 2005 à 08h55, #

Premi?rement: merci pour tous ces posts! Mais je crois qu’il faut remettre les prisonniers au milieu du p?nitancier!

Donc, deuxi?mement, je vais r?pondre gentiment ? deux web-blogeurs qui ont tous leurs droits, mais qui en abusent peut-?tre un peu: comment peut-on poster ?a? Bravo pour votre courage!

D?s lors, Robertss, je n’ai pas lu la suite de ton mail poubelle, puisque d?s la quatri?me et cinqui?me lignes, tu m’as fait sursauter: l’OMPI = l’Organisation Mondiale de la Propri?t? Intellectuelle, sise ? 200 m?tres de mon ?cole, ? Gen?ve (et on ne reprend pas l’abr?viation d’une org. intern.). Je te laisse aller sur le site de cette organisation et s’il y a des mots que tu comprends pas, t’h?sites pas (j’adore ce ton…).
T’as jamais lu que: Plus on en ?crivait (qui plus est de la sorte!), plus ?a voulait dire des conneries! De plus, tu aurais pu nous dire que tu l’avais trouv? sur humour.com!

Enfin, Musy! Puisque tu y vas avec les mots: Petit ignorant, c’est bien de vouloir prendre ses responsabilit?s d?s l’apparition de son premier poil au cul, mais t’aurais mieux fait de te l’arracher plut?t qu’?crire ce post! Ce qui me rassure, c’est qu’il faut de tout pour faire un monde et heureusement vous n’?tes pas beaucoup… Quoique, on se marre pas mal avec vos r?flexions plus infond?es que jamais et “caf?-du-commerce-on-m’l'a-dit-moi-je-sais-pas-j’ai-pas-de-personnalit?”, alors continuez ? soit passer sur L?man Bleu (qui devrait par la m?me occasion devenir la cha?ne comique en vogue — para?t-il qu’ils auraient achet? les droits, au Liban?!?), soit continuez de nous poster des jolis messages qui n’ont d? ?tre pris au s?rieux que par Robertss et sa copine (en l’occurence: toi)!

Encore merci! Et ? tout bient?t pour le verdict o? peut-?tre je devrai reconna?tre ma d?faite (pas avant les 345 recours…).. H? h?…

par Z? Badinho, le 01 février 2005 à 22h44, #

Commentaire effac?

TEAM > Ce commentaire ressemblant ?trangement ? une propagande pour que Mr. Ferray? puisse r?cup?rer ses millions de milliards a ?t? effac?! Si vous souhaitez vous exprimer sur le sujet, et pour autant que cela reste en rapport DIRECT avec la situation du FC Servette vous pouvez nous ?crire ? l’adresse en bas de page et une tribune libre vous sera accord? (sous r?serve).
A nos lecteurs et blogueurs, nous mettons ? disposition sur demande (? la m?me adresse) le contenu de ce commentaire pour que vous puissiez juger par vous m?me. Nul doute que vous serez d’accord avec cette action.
D’une mani?re g?n?rale la censure ne fait pas partie de notre politique mais faut pas pousser grand-maman dans les b?gonias!

par BASANO, le 08 février 2005 à 09h41, #

je vous signale que pour sauver le SERVETT FC, il faut que l’UBS d?bloque bien les 20 millions de francs.
?tes-vous ? la solde de la Haute finance (!?)
basanews.com

TEAM > NON!!! mais cela ne me d?rangerait pas :-) Pour information aux lecteurs… le reste de ce message a ?t? effac? et blablabliblalala

par BASANO, le 08 février 2005 à 15h54, #

Pourquoi ne pas publier c droit de r?ponse ? Qu’a t-il de choquant ? La v?rit? des uns est-elle plus forte que celle des autres ?
PS : vraiment bien votre blogg ;-) cordialement

par chevrier, le 08 février 2005 à 17h01, #

> Pourquoi ne pas publier c droit de r?ponse ? Qu’a t-il de choquant ? La v?rit? des uns est-elle plus forte que
> celle des autres ?
Non pas du tout… mais le contenu des 2 messages effac?s est ? peu de chose pr?s exactement le m?me que celui du commentaire plus haut qui fait 4 pages, de plus le lien sur un site web reprenant toute cette histoire est laiss? dans le commentaire.
L’avenir (et la justice) nous dira qui avait raison… en attendant on peut passer ? autre chose…

> PS : vraiment bien votre blogg ;-)
Merci…. n’h?sitez pas ? participer, toutes les participations sont les bienvenues (sauf quelques tr?s rares exceptions :-)

par Jeje, le 08 février 2005 à 17h20, #

LA-MEN-TABLEUH cette censure ? deux pfennigs !! Br?lons la place !!!

Et puis je veux savoir ce qu’il a ?crit le monsieur !!

par Lune Masqu, le 08 février 2005 à 17h22, #

> commentaire plus haut ? certainement, je vous fais confiance
cependant si la densit? de cet article est l’?gal de celui que vous citez, ca ne devrait pas ?tre trop mal?

par chevrier, le 08 février 2005 à 17h45, #

?a me saoule,…… allez je le laisse pour nos visiteurs et les curieux (pour info les deux premiers commentaires contenaient exactement le m?me discours), j’ai juste enlever les liens…

par Jeje, le 10 février 2005 à 12h40, #

C’est le topic officiel des mecs qui d?couvrent le copier/coller ?

C’est d’un lassant…

par Moulou, le 10 février 2005 à 12h44, #

Ah mais Basano…. vous ?tes impliqu? dans cette affaire!!!!! si j’ai bien tout compris qqn vous doit 8 milliards de dollars… ben c’est cool. Apr?s avoir sauv? Servette vous pourriez faire un don ? notre ?quipe :-) Trop content moi!!
En fait vous pr?chez GRAVE pour votre paroisse…

par Jeje, le 10 février 2005 à 12h47, #

Et Colona…. y a pas un lien avec l’assassin (pr?sum?) du pr?fet Corse par hasard ? quelle histoire!!

par Jeje, le 10 février 2005 à 12h48, #

waouh la nouvelle photo de Ze Badinho!! passe tr?s bien avec cette article o? on parle de milliards de dollars comme s’il s’agissait de pipi de chat

par Ol, le 10 février 2005 à 13h30, #

Gr?ce ? Basano on a des milliardaires impliqu?s dans des conspirations plan?taires qui interviennent en exclusivit? (?videmment, partout ailleurs on ne les laisse pas) sur parlonsfoot. c’est la classe!!! ? quand une place de r?dacteur ? part enti?re pour basano? :-)

par Ol, le 10 février 2005 à 13h47, #

Ca commence presque ? pomper ces conneries… Le pire est qu’ils ne se comprennent m?me pas entre eux et y croivent dur comme fer… Qu’est-ce qu’il peut y avoir comme guignols sur cette terre!

par Z? Badinho, le 10 février 2005 à 15h38, #

Pr?s de 40 messages, tout de m?me.. ?a fait bien parler cette blague!

par Z? Badinho, le 10 février 2005 à 15h44, #

Hola c?est un bon le Basan? je vous pr?viens! ! Mon pote m?a repass? son autobiographie, je me la suis aval?e en une nuit. Surtout comme il se paye pas la tronche du tas de ferraye.. Des vacheries ? la queue leu leu.. Apr?s ?a gambade ensemble bras dessus bras dessous sur TV5 ? En course pour le hot d?or du couple sadomaso. Le must c?est quand la Ferraye n?gocie son pipi ? la station-service ? ????-norme!!! Chevrolet qui a rat? ?a .. depuis il a du s?en mordre la zigounette. Je vous laisse savourer? Retenez bien votre vessie!!

BASANIX / JEU DE BANQUES

CHAPITRE 15

Vendredi 24 novembre 1991. 5 heures du matin. ?tude de Ma?tre Mottu. Gen?ve.

A peine sommes-nous [sortis] dans le vestibule [de l??tude], devant la porte d’entr?e, que l’inventeur revient ? la charge pour que je le ram?ne. Il me supplie de le prendre en voiture. Il prend un air mis?rable : il n’a pas vu sa famille depuis plus de trois semaines. Demain c’est samedi, tous les avions ne sont pas s?rs de partir et s’ils partent, ils seront pleins, ? cause de la gr?ve… Il s’entend r?pondre que les trains, ce n’est pas pour les chiens. Oui, mais c’est tr?s compliqu?, qu’il va arriver en pleine nuit et avec les gr?ves d’avions, ils vont ?tre bourr?s. Qu’est-ce que ?a peut bien me co?ter de le prendre avec nous ? etc? etc…

Malgr? ses j?r?miades un peu excessives, je sens une sorte de piti? me gagner. Je suis pr?t ? lui c?der. Mais je pose une condition pr?alable : il doit me faire des excuses en reconnaissant qu?il s?est tromp? et que je ne l?ai jamais trahi. La r?ponse, sourde, jaillit : ? Jamais ! ? Alors, tant pis pour lui : ? Dans ces conditions, vous resterez ? Gen?ve. ?

Marc, qui est ? c?t? de moi pendant la sc?ne, me prend ? part et me fait discr?tement remarquer que, si on le prend avec nous, on pourra, peut-?tre, le faire parler et apprendre des choses int?ressantes sur l’affaire, ce qui n’est pas ? n?gliger. Je r?fl?chis un instant. L’argument est convaincant. J’accepte qu’il nous accompagne.

Nous allons d?jeuner et nous reprenons la route du retour. L’enfer commence. A peine sommes-nous install?s dans la voiture et avons-nous d?marr?, que notre ? auto-stoppeur ? commence ? r?ler. Il porte un vieux manteau ?lim? en faux cachemire bleu marine qu’il ne quitte jamais. Il me fait remarquer que la banquette arri?re est recouverte de poils de chiens qui se collent sur son v?tement. Il n’arr?te pas de bougonner : ? Quand on a des chiens, on ne les laisse pas se vautrer partout … et puis, on les brosse… c’est parfaitement d?go?tant ces chiens qui perdent ainsi leurs poils… ils doivent ?tre mal nourris… ou malades… vous devriez savoir qu’il existe d’excellents traitements contre l’alop?cie… ? Au bout de cinq minutes, je craque. Je m’arr?te brutalement sur le bord d’un trottoir et je me retourne vers lui : ? Je vous pr?viens, Joseph, arr?tez d’insulter mes chiens ou je vous d?barque. Et vous vous d?brouillerez comme vous voulez pour rentrer chez vous, c’est compris ? ? Il me regarde d’un ?il noir et se tasse sur le si?ge. Je red?marre, convaincu de l?avoir d?finitivement fait taire. Mais peu de temps apr?s, alors que nous roulons, ? bonne vitesse, sur l?autoroute, je l’entends marmonner : ? De toutes mani?res, il n’y a rien ? attendre de chr?tien d’un voleur… ? Je sens que je vais, une nouvelle fois, lui rentrer dans le lard mais, d’un geste discret de la main, Marc me conseille de laisser tomber. J’ignore l’insulte et je me force ? me concentrer sur ma conduite.

Mais, c’est mal conna?tre le Joseph. C’est une v?ritable cocotte minute, cet homme-l? : ?a monte en pression et puis, apr?s, ?a n’arr?te plus de siffler. Et longtemps m?me apr?s qu’on a coup? les feux du br?leur, le bouchon de la soupape continue de tourner… ? moins de la plonger dans l’eau froide… Et encore, pas avec lui.

Bref ! Il est parti et, apparemment, plus rien ne peut l’arr?ter : ? C’est facile ! On vous met en confiance, et puis, apr?s, derri?re votre dos, on vous vend vos brevets. Alors, bonjour les milliards? Vous m’aviez, tous, pris pour un gogo. Vous, le premier !… Vous croyiez que je vous laisserai me rouler ?… Si je ne vous avais pas mis le couteau sur la gorge, je n’aurais jamais vu la couleur de mon argent !… Je pensais que les Fran?ais ?taient honn?tes, a fortiori un expert comptable, mais, en fait, tout ?a, c’est fourberie, escroquerie et compagnie ! ?

Sentant que je ne vais plus pouvoir longtemps me retenir, je m’adresse ? Marc : ? Dis-lui d’arr?ter, sinon je sens qu’il va y avoir un accident, et, crois-moi, ?a ne sera pas un accident de la circulation ! ?

Jusque-l?, il avait parl? d’une voix sourde, sur un ton monocorde, par petites phrases entrecoup?es de silences, mais ma r?flexion relance encore plus violemment la machine. Il s’exclame : ? ?a vous arrangerait bien que je disparaisse ! Vous pourriez r?cup?rer tout le magot, comme vous l’avez toujours voulu, mais j’ai pris toutes mes dispositions et croyez bien que vous ne me faites pas peur : j’ai connu la guerre au Liban et j’en ai r?chapp?… ? Je le regarde dans le r?troviseur : ? Oui, en fuyant… ? (C’est peut-?tre gratuit, mais ?a soulage !) Il r?torque aussi sec : ? Vous, vous pourrez toujours vous enfuir je vous retrouverai n’importe o? ! Et je vous ferai payer… ? Je ne me contr?le plus : ? Me faire payer quoi, esp?ce d’abruti, on vient de signer des conventions dans tous les sens et vous continuez de faire ch… le monde avec vos d?lires. ? Marc tente une nouvelle fois de me calmer en posant, cette fois, sa main sur ma cuisse. Derri?re moi, c’est d?j? reparti : ? De toutes mani?res, j’ai la preuve que vous essayez de me voler. ? ? Je peux savoir laquelle ? ? ? Vous refusez de signer les ordres de virement… ? ? Ah ! Nous y voil?. Si je comprends bien, vous avez voulu revenir en voiture avec moi, juste ? cause de ?a ! Et bien, vous savez ce que vous pouvez en faire de vos ordres de virement ?… ? A cet instant pr?cis, un panneau sur le bord de l’autoroute annonce une station-service. Marc demande, aussit?t, si on ne pourrait pas s’y arr?ter un moment pour un besoin urgent. Je ne peux m’emp?cher de lui r?pondre, car je sens que je vais finir par devenir grossier : ? C’est parfait, comme ?a on va pouvoir le d?barquer, ce malade ! ?

Je me d?porte sur la droite, m’engage sur l’aire de la station-service et je me dirige vers la caf?t?ria. ? peine la voiture est-elle immobilis?e que j’en sors. Je vais directement ouvrir le coffre pour en extraire les bagages de Ferraye que je jette, plus que je ne les d?pose, sur le macadam. Je rabats le coffre et j?ouvre, brutalement, la porti?re pour lui dire s?chement : ? Et maintenant, sortez ! ?

Il se ratatine, les mains crisp?es sur la banquette, le regard plus noir que jamais, farouchement d?termin? ? ne pas bouger. Il est ?vident qu’il ne sortira pas, duss?-je employer la force? Deux chauffeurs routiers, qui sortent du b?timent, intrigu?s par le spectacle, s’arr?tent pour regarder la sc?ne. Je sens que l’on frise le scandale public. Heureusement, Marc s’est rapproch?. Il referme la porte et me dit : ? Laisse ! Ce n’est vraiment pas la peine de se mettre dans un ?tat pareil. Tu vois bien qu?avec ce genre de type, tu n’arrives jamais ? rien, c’est un fou… ? ? Je ne sais pas s’il est fou. Mais c’est certainement le plus grand des emmerdeurs. ?a, oui ! ? Et nous allons prendre un caf?, non sans avoir r?cup?r? les cl?s de la voiture sur le tableau de bord. Ne sait-on jamais, d’ici qu’il pique la voiture et nous plante dans la station… On aurait l?air fin !

De retour nous le retrouvons assis, immobile au fond de la voiture. Il nous ignore royalement. Je constate que la confiance r?gne : il a r?cup?r? ses bagages et il les entoure fermement de ses bras. Nous nous installons sans lui pr?ter la moindre attention. Au moment o? j?introduis la cl? de contact, j?entends une voix derri?re moi : ? J’ai besoin d’uriner. ? Je me retourne, stup?fait : ? Et vous ne pouviez pas y aller tout ? l’heure, avec tout le monde ? ? ? Pour que vous m’abandonniez sur place avec mes bagages ? ? Les bras m’en tombent : ? Bon ! Allez-y, on vous attend. ? ? Oui, mais qu?est-ce qui me dit que vous n?allez pas partir sans moi ? ? ? Vous verrez bien, ce sera la surprise. Mais allez-y maintenant sinon vous attendrez jusqu?? Nice. Apr?s un moment d?h?sitation, il s?extirpe de ses bagages et sort de la voiture. Il s?en va, se retournant plusieurs fois, l’air inquiet. A la porte. il s’arr?te et revient sur ses pas. Il frappe ? la vitre de ma porti?re : ? Donnez-moi les cl?s de la voiture, je n’ai pas confiance. ? Et puis quoi encore ! Vous ne voulez pas que je vous tienne par la main, pendant qu’on y est. Si vous n’avez pas confiance, vous remontez dans la voiture et on y va. ? Il se balance d?un pied sur l?autre : ?a doit urger ! D’un coup, il se redresse et, ? petits pas un peu rapides, il file vers la caf?t?ria, l? o? la nature l?emporte sur le naturel…

A son retour, il a l?air soulag?, entre autres, de constater que nous ne l’avons pas abandonn? ? son triste sort. En retrouvant sa place derri?re nous, il nous gratifie m?me d’une sorte de sourire g?n?, et s?excuse, m?me, esp?rant qu’il n’a pas ?t? trop long. Je ne peux m’emp?cher, ? cet instant pr?cis, de le trouver presque path?tique… Mais le temps passe et nous n’avons m?me pas atteint Valence. Nous repartons, donc, dans un climat un peu plus d?tendu. Marc a achet? plusieurs paquets de friandises, entre autres des ? mashmallows ?. Il en distribue ? tout le monde. Ferraye semble en raffoler, ?a doit lui faire penser ? des loukoums et lui rappeler son Liban natal. Toujours est-il que Marc a trouv? le truc : chaque fois qu?il sent que Joseph va d?railler, il lui tend le paquet. Ce qui m’agace un peu, c’est que, parfois, il fait la m?me chose avec moi…

C’est alors que Joseph nous parle de sa future nouvelle invention r?volutionnaire qu’il a mise au point pour se venger des Arabes et de leur p?trole : le moteur sans ?nergie !!! Mais il ne veut pas nous expliquer comment ?a fonctionne de peur qu’on lui pique l’id?e : chat ?chaud?…

Lorsque nous atteignons la bretelle de sortie de Villeneuve-Loubet, il me dit que ce n?est pas la peine de sortir de l’autoroute. Comme il habite juste au-dessus de cette sortie, il suffit de le laisser sur le bord. Je refuse tout net : ? Il ne manquerait plus que cela ! Si vous vous faites ?craser, on pensera, ? tous les coups, que je l?ai fait expr?s. N?y comptez pas , je vous ram?ne jusque chez vous. ? Il me regarde d?un air bizarre. Je dois lui para?tre trop gentil pour ?tre honn?te.

par Alexc, le 11 février 2005 à 12h04, #

allez les p’tits gars!
encore un peu et vous allez surfer sur la lame de fond…
euh!!! au fait, la m?re denis l’avait bien dit: ah dam ?e c’est ben vrai ?a!
oui, cette affaire est bien r?elle et, cerise sur le g?teau, vos commentaires ennuient bien la cia en ce moment! alors continuez, on s’amuse actuellement dans le domaine feutr?…du renseignement. Sauf quelques-uns, les comp?res bush et strauss-kahn…ils ne rient point, eux, de l’affaire!
allez, salut
et vive le football suisse
@+

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