Huitièmes de finale : avant-match France – Espagne

Real Federación Española de FútbolJe vous préviens tout de suite, je vais éviter de parler de la France. Je laisse tout le loisir à Moriarty de commenter les dernières heures avant la rencontre du côté français. Je ne serais de toute façon pas objectif, donc je me centre sur mon équipe et mon pays : España.

Depuis hier soir, je sens la pression monter peu à peu. J’avoue avoir suivi parfois la rencontre de la Suisse et l’Ukraine d’un oeil distrait. Pas que le match ait été passionnant (plutôt intense), mais les chants d’une partie de l’assistance qui entonnait le ‘Viva España’ (pourquoi ? je ne sais pas) me rappelait la fin de l’échéance. Oui, on y est presque.

Depuis quelques jours, on lit beaucoup de choses au sujet de ce choc. Parfois des choses stupides, comme cette vieille polémique entre Aragonés et Henry que la presse française a essayé, en vain, de remettre au goût du jour. Parfois des petites infos au but avoué de tromper l’adversaire, comme les possibles onzes de départ. La langue de bois règne en maître pendant les conférences de presse, mais le message envoyé des deux côtés est le même : la victoire est proche.

Concernant l’équipe titulaire prévue par Aragonés, on parle du même onze qui a affronté l’Ukraine et la Tunise, mais avec les entrées de Raúl et Cesc en lieu et place de Luis García et Senna. Avec de tels changements, le sélectionneur espagnol ne cherche qu’une chose : possession de balle. On le sait, l’Espagne est une belle équipe, jeune, ambitieuse et technique. Quoi de plus normal que de chercher à garder cette identité, même face à une France expérimentée qui rappelle étrangement le Real Madrid actuel. La clé du match ? Peut-être le physique. Les Français semblent avoir de la peine à assumer les dernières parties de rencontre, alors que le onze titulaire ibérique a pu se reposer depuis le match contre la Tunisie.

On raconte qu’un journaliste de la chaîne CUATRO a pu espionner le dernier entraînement gaulois et que Domenech jouerait finalement avec Henry comme seule pointe. Info ou intox ? Je l’ignore, mais par contre, je vois bien une France se la jouer plutôt défense, laissant l’initiative aux Espagnols et cherchant le contre mortel. Espérons que Puyol pourra maîtriser Henry comme lors de la finale de Ligue des Champions… rien que ça et la moitié du travail sera fait.
Pire des scénarios : l’Espagne encaisse un but dans les quinze premières minutes. Luis fera alors entrer Reyes et Joaquín qui chercheront à déséquilibrer les Français par leur vitesse et leur technique.

Une chose est sûre, l’Espagne a faim et ne lâchera rien. Préparez-vous, messieurs les Français.

Así, así vamos a Berlín. Vamos España !!!

Gardien : Iker Casillas
Défense : Sergio Ramos / Pablo / Puyol / Pernía
Milieu : Xabi Alonso / Cesc / Xavi
Attaque : Raúl / Fernando Torres / Villa

 
CM 2006 | Evénement | International

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