C’est presque signé, Lazslo Bölöni devrait devenir le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale hongroise, après le départ de Péter Bozsik. Cette destination a fait se poser quelques questions dans les médias roumains. Notamment celle-ci : pourquoi aller en Hongrie et pas en Roumanie ?
Pas d’emballement. Cette question n’est liée à un problème xénophobe ou conflictuel entre Hongrie et Roumanie. Bien que en ce qui concerne la réflexion personnelle du Roumain, on ne sait jamais. Bölöni n’a par exemple jamais caché que sa première langue était le hongrois.
Alors pourquoi aller à Budapest et non à Bucarest ? Et bien déjà parce que le sélectionneur actuel, Victor Piţurcă, tient très bien son rôle, malgré l’absence de la Roumanie à la coupe du monde allemande. L’équipe est plutôt bien partie dans son groupe éliminatoire pour 2008, et l’équipe a un jeu bien en place. L’espoir de revenir au premier plan international est donc bien en vie.
Les Hongrois ont, eux, bien des problèmes. En crise footballistique plus que majeure après 20 ans d’absence dans les tournois internationaux et leur dernière défaite 2-1 à Malte, ils ont décidé de prendre des décisions radicales. Et Bölöni, c’est radical! C’est un choix attirant, mais risqué. Car Lazslo met ses projets en action sans trop tenir compte de l’avis de ceux qui l’entourent. Les médias français ont dit de lui qu’il était «mégalomane». Peut-être, mais il fait son travail lui. On peut lui laisser carte blanche.
Lorsqu’il était sélectionneur de l’équipe nationale roumaine (de 2000 à 2001), il avait à peine commencé sa reconstruction et était déjà en conflit avec ses plus anciens joueurs lorsqu’il est brusquement parti en invoquant un motif familial assez vaseux. Il était en fait plutôt question d’argent, ce qui n’est pas une honte en soi. C’est même un point important dans la vision de Bölöni. L’argent et l’image. Car il sait comment séduire l’opinion publique. Et il n’est pas modeste, il parle souvent – malgré sa réserve et sa méfiance chronique (et oui, la vie sous le communisme, ça laisse des traces) – et loue souvent son travail, les sacrifices consentis, ses idées et ses tourments.
La fédération hongroise assume donc le risque de travailler avec un entraîneur incommode. Le jeu peut en valoir la chandelle, car la compétence du technicien est reconnue, malgré son passage éclair à Monaco. Emerich Ienei, son entraîneur au Steaua (notamment en 1986) et seul Roumain sélectionneur en Hongrie (1990-91) y croit dur comme fer : «Je ne suis pas resté longtemps à ce poste car je voulais introduire un jeu plus moderne à l’époque, explique-t-il. Mais je n’ai pas pu à cause des entraîneurs locaux. Aujourd’hui, Laszlo peut le faire.» Persuadé que son ancien joueur doit tout reconstruire de zéro pour réussir, il a tout fait pour conseiller Bölöni à la fédération hongroise et à la convaincre de miser sur lui. Cette dernière lui aurait donc proposé un contrat de 500 000 euros par an ainsi que tout le temps nécessaire pour une restructuration en profondeur de l’équipe. Exactement ce que veut Bölöni. Exactement ce qu’il n’a pas eu ailleurs aussi.













trackback uri
14 commentaires
En même temps avec une équipe dont plus grand monde attends quelque chose (comme la hongrie) il ne peut que bien faire..du moins pas faire pire. Alors que même si les roumains ont loupé plusieurs qualifications importantes cette dernière décénie tlm pense qu’ils sont capables de mieux.
Pauvre Hongrie!
elle est décidément tombée bien bas.
Ah bon! Et pourquoi?
Et dans pratiquement tout les sports (sauf en escrime)
Quant tu vois que ce pays remportait pas mal de medailles aux jo d’hiver (bsleig, ski de fond, short track, biathlon etc) aux jo d’hiver et que now ils peine à en obtenir 1 seule. (voir zero à turin cette année)
M’enfin il leur reste à jms une liste d’inventions geniales de l’allumette au rubik’s cube (et ladislau)
@ PJ, la sortie de Boloni de Monaco a été catastrophique quand même! Entendre les joueurs se réjouir du départ de l’entraîneur est significatif. Partout où il est passé, il a laissé une réputation d’intransigeance et de fermeture assez incroyable. Bon, il a eu des résultats (et encore! Il a rien gagné non plus!) mais Vahid aussi avait des résultats et quand il est parti, tout le monde a respiré au PSG (ou ailleurs). Personne ne le regrette.
De plus, et c’est perso, d’accord, j’aime pas les caporaux, ceux pour qui le foot c’est discipline et fermage de gueule. Je pense pas que ce soit la bonne méthode pour organiser une équipe de gars qui sont (ne l’oublions pas) très jeunes.
Ca réussit à Capello mais faut voir que Capello entraîne des équipes d’élite, de niveau mondial, qui ont peut-être besoin de temps en temps d’une cure de sévérité. Et que ses contrats durent pas très longtemps.
Et puis, il y avait une petite ironie dans ma remarque. La Hongrie a été traditionnellement exportatrice de talents footballistiques. Aujourd’hui, c’est le contraire. Et je pense aussi à la vieille mésentente hongro-roumaine. Le hongrois s’est toujours senti supérieur au roumain, qu’il a envahi et exploité plusieurs fois dans l’histoire. Mais bon, si j’ai bien compris, Boloni est en partie hongrois. Ca explique mieux ce choix.
Je lui souhaite de réussir, j’aimerais retrouver la Hongrie en haut de l’affiche.
Oui D’ago, Lazslo Bölöni, comme son nom l’indique, est issu de la minorité hongroise de Roumanie.
« il a eu des résultats (et encore! Il a rien gagné non plus!) »
Champion de D2 avec Nancy
Triplé championnat, coupe et supercoupe du Portugal avec le sporting en 2002. C’est déjà pas mal pour qq’un qui n’a jamais rien gagné!
Son passage à Monaco ressemble lus à une erreur qu’autre chose. Qqchose n’a pas marché, après, savoir quoi… Son passage à Rennes n’a quand même pas été dégueu non plus!
Ils sont pas mal de joueurs à avoir venté ses qualités (il doit pas etre si mal aimé que ça) :, freï, kallstrom, Quaresma, sylva, cesc, plasil, c. ronaldo, Cruz, gourcouff, Petrescu, faty,
Djorkaeff est a la retraite un article serait bienvenu
@moi : tu peux nous faire profiter de ta verve et écrire un article que tu pourrais faire publier par Jeje !
Voilà une idée qu’elle est bonne !
Excellent billet! Merci PJ de braquer les projecteurs sur la Hongrie!
Je m’intéresse beaucoup à la question hongroise… Ce peuple partagé sur au moins 3 territoires (Hongrie, Serbie, Roumanie).
En Vojvodine, par exemple, les gens ne parlent pas serbes et ne le comprennent que très peu! Ils se sentent hongrois même si il y a peu, à la suite d’un référendum, la Hongrie a refusé d’accorder la nationalité hongroise à tous ces ressortissants des pays limitrophes… La Hongrie renaîtra de ses cendres et j’espère que Bölöni réussira a redorer un peu le blason pâlichon de ce Grand pays de foot!
Au fait, je croyais que Lothar Mathaus était sélectionneur hongrois jusqu’àprésent? Il a été limogé? Quand ça??
Matthaus a été sélectionneur en Hongrie jusqu’en janvier 2006, avant d’aller entrainer 3 mois l’Atletico Paranaense, au Brésil. Il est depuis mai 2006 au Red Bull Salzbourg.
Je trouve que les mauvais résultats monégasques ne sont pas entièrement la faute de Bölöni. Cela est surtout du au manque de cohésion de l’ équipe. Banide ne fait pas mieux que Bölöni
Quelques nouvelles du front hongrois.
Laszlo Bölöni aurait, d’après la presse roumaine, refusé le poste de sélectionneur de l’équipe nationale hongroise. Le site du journal Prosport dit ceci :
« Si les choses semblait en premier lieu être bouclée, les événements ont petit à petit pris une autre tournure, Bölöni n’ayant pour l’instant signé aucun accord avec la fédération hongroise. Lors de la discussion entre Istvan Kisteleki, le président de la fédération, et Bölöni, ce dernier a demandé quelques garanties pour accepter le poste. Son mécontentement serait lié à la situation dans laquelle se trouve le football hongrois, de l’état désastreux de la préparation des juniors et plus jeunes, et au fait qu’aucun projet de redressement n’a encore été présenté. La fédération hongroise a adressé au gouvernement une pétition demandant de l’aide pour le redressement du football hongrois, et attend actuellement une réponse de sa part. En attendant donc que les négociations reprennent avec Bölöni, l’équipe nationale, qui doit rencontrer l’équipe du Canada le 15 novembre prochain, sera prise en charge par Varhidi Peter, l’ancien entraîneur des –19 ans. »
Alors là, c’est vraiment le bowdel en Hongrie! Faire appel à l’Etat me semble un peu surréaliste mais bon…. En attendant, la situation semble patauger grave.
lazlo BOLONI a declaré avoir repensser à la HONGRIE !!! ( apres son limogage de l ‘ ASM )
la fédé magyar , lui laisse jusqu ‘ a nouvel an pour sa désition !!!!!!!!
car il veut des conditions correcte : – selectioneur national des A et DTN + construction d ‘ un centre d ‘ entrainement ( dans la banlieue de budapest ) …….comme CLAIREFONTAINE ( pour EDF foot ) ou MARCOUSIS ( EDF rugby )
son contract sera de …….6 ans !!!!!!