Espagne : après vingt-huit journées…

Liga Profesional de Fútbol

Ronaldinho tape du poing sur la table et distribue une grosse dose de talent face au Depor. Valencia s’en sort contre un Espanyol ambitieux. Le Real épuise toutes ses réserves de chance pour surpasser un Celta de Vigo en bas de classement. Zaragoza et Sevilla laissent échapper des points très précieux qui se feront désirer lors de la dernière ligne droite. Intéressante journée, mais rien n’est encore décidé.

Rumeurs rumeurs. Que de rumeurs durant cette semaine qui plaçaient Ronaldinho au Milan de Berlusconi. On sent bien que le frangin de la star brésilienne a envie d’un nouveau yacht… El Gaucho devait, vis-à-vis de la ‘gent culé’, remettre les pendules à l’heure et justifier son salaire en offrant une prestation sans ratures. Son match face au Deportivo est des meilleurs qu’il ait joué en Espagne. Il a pratiquement réussi tout ce qu’il a tenté et nous a laissé une action d’anthologie par mi-temps. Je retiendrai son assistance à Messi, précédée d’un sublime sombrero sur Coloccini (à voir ici). Pour le reste, le Barça prit le match à son compte dès les premiers instants pour ne plus rien lâcher jusqu’à la fin. Les Gallegos ont eu le rôle des résistants, mais offrant une image plus honorable que celle à laquelle ils nous avaient habitués, se payant même le luxe de rompre la défense catalane en deuxième mi-temps. Malheureusement, il aurait au moins fallu le SuperDepor de Bebeto pour vaincre le Ronaldinho de samedi soir.

Valencia et Espanyol ont disputé une partie très équilibrée. Profitant de l’absence d’Albelda au centre, Quique Sánchez Flores a remis les rennes de son équipe entre les mains de Raúl Albiol et Carlos Marchena. Ces deux derniers n’ont finalement pas su apporter la même solidité que leur partenaire, ce qui a finit par déplacer le poids de l’attaque ché vers les ailes, laissant le centre du jeu au petit bouddha ‘perico’, Iván de la Peña. La rencontre a été très offensive au détriment des défenses. On ne pourra s’empêcher de penser que l’Espanyol avait tous les atouts pour contrer ce Valencia, mais la superbe complémentarité des ailes (Vicente/Joaquín) avec le duo Villa-Angulo a offert aux Chés moult occasions aux moments-clés du match. 3-2 est donc un score plutôt logique et mérité.

Le Real Madrid a pris le pari avec ses supporters de ramener les trois points de tous ses déplacement pour espérer remporter le championnat. Simple boutade ou overdose de naïveté ? Après le match de hier soir, je me dis que tout est possible… Il faut vraiment avoir le c** bordé de nouilles pour gagner un match où les milieux ont rendu un vibrant hommage au gruyère suisse durant toute la partie. Et le plus mauvais de tous a été Diarra, ce qui est d’autant plus choquant quand on connaît les raisons de son transfert à Madrid. L’explication de cette victoire (quasi) inexplicable est à chercher, encore et toujours, du côté des cages madrilènes. Magic Air Casillas s’est montré décisif lors des (très/trop) nombreux moments chauds, et notamment face à Baiano qui s’est à chaque fois cassé les dents sur le mur merengue. Bonne note également pour la défense 100% espagnole, malgré un Ramos en demi-teinte hier soir. Quant au Celta, on ne pourra que leur reprocher de n’avoir pas su profiter des multiples vices de leurs adversaires et une certaine nonchalance en deuxième mi-temps. Le but de Robinho les laisse au bord du gouffre, à un seul point de la descente aux enfers. Pour le Real, tout est encore permis.

Au ‘Coliseo Alfonso Pérez’, Getafe et Zaragoza, deux belles équipes, se sont disputées les trois points. Finalement, les deux formations se sont partagées la donne, avec une première mi-temps en faveur des ‘maños’, et une deuxième mi-temps légèrement meilleure pour l’équipe de Bernd Schuster. Excellente rencontre des deux meneurs de jeu de chaque équipe. D’un côté, Pablo Aimar a été un vrai poison pour les Madrilènes, dirigeant la plupart des contre-attaques qui ont maintenu sous pression les ‘Azulones’. De l’autre côté, Javier Casquero, probablement MVP de la partie, a parfaitement guidé le jeu de son équipe, nous offrant au passage l’un des plus beaux buts de la journée, un missile terrible de 25 mètres (à voir dans ce résumé du match de 3mn).

Pas de journée sans surprise. Sevilla n’est pas passé du 0-0 face à un Osasuna sans six de ses titulaires. Malgré la nette domination andalouse, un Kanouté sur le banc a diminué significativement l’efficacité offensive de l’équipe qui perd ainsi quelques précieux points en faveur du F.C. Barcelone.

 
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trackback uri 3 commentaires

Il n’y a qu’au Barça qu’on peut voir des buts comme ça (le but de Messi sur passe de Ronnie)..

Je me permets de rajouter le début du classement : .
1 FC Barcelone 56 +33
2 FC Séville 54 +24
3 Real Madrid 51 +14

par Moriarty, 03.04.2007 à 13h44   | Citer

Diarra est si mauvais au Real ? Vous faîtes chier, c’était pas la peine de nous le piquer ! ;-)

par Xaxou, 03.04.2007 à 15h10   | Citer

Xaxou > S’il était si bon, c’était pas la peine de nous le vendre… et c’est nous les « mercantilistes »… ;-)

par Tristelune, 03.04.2007 à 15h49   | Citer