Roumanie-Hongrie: football et nationalisme, une lutte éternelle

Steaua Bucarest se déplace sur le terrain d’Ujpest aujourd’hui en match retour du deuxième tour préliminaire d’Europa League. Si le club roumain, vainqueur 2-0 à l’aller, semble grand favori, cela n’a pas toujours été le cas pour les Roumains face à leurs voisins hongrois. La tension, elle, a toujours été à son comble lors de des oppositions entre ces deux pays. Avec son cortège de scandales entre supporters, joueurs ou dirigeants. Roumanie-Hongrie, un «derby» sous haute tension, à l’instar des Grèce-Turquie ou Serbie-Albanie ou Etats-Unis-Iran.

baratky.jpgOn dit en Roumanie que même un match d’échecs contre la Hongrie pourrait remplir tout un stade de football. La situation était la même au début du siècle. Chaque confrontation entre les deux camps est vue comme une bataille historique. Avec ses débordements en dehors des stades. L’histoire de Gyula Baratky (photo) l’illustre parfaitement. Surnommé «la merveille blonde», Baratky, aujourd’hui encore considéré comme l’un des meilleurs joueurs roumains de l’Histoire, possédait la double nationalité et 9 matchs disputés sous le maillot hongrois au début des années 30. Passé sous le maillot roumain en 1933, Baratky, désormais prénommé Iuliu, dispute 20 parties avec l’équipe de Roumanie, pour 13 buts, avant 1940. Sa carrière internationale s’arrêtera avec la Seconde Guerre Mondiale. Menacé de mort par le Mouvement Légionnaire, d’extrême-droite, arrivé au pouvoir en Roumanie, Baratky n’a plus joué. Il sera néanmoins nommé sélectionneur national en 1948, ce qui ne manquera de faire alors revenir à la surface de noirs souvenirs, dans un pays alors passé du côté communiste. Côté hongrois, les joueurs de nationalité roumaine mais issus de la communauté hongroise étaient considérés comme des traîtres et menacés par les supporters. La situation est donc sans issue pour cette minorité hongroise de Roumanie.

Sous le régime communiste, les matchs sont présentés sous la bannière des «frères socialistes». La réalité est elle bien différente. Le nationalisme reprend le dessus dans les tribunes, où peuvent pleuvoir verre brisé et objets contondants. La rivalité est également présente en coulisses chez les dirigeants, que ce soit en club ou au niveau du Parti. Au niveau des clubs, l’utilisation de stratagèmes destinés à démoraliser l’adversaire – tentatives d’empoisonnement de la nourriture, groupes musicaux chantant à tue-tête devant l’hôtel des joueurs – est courante, et de notoriété publique. Les choses ont nettement empiré avec la chute du régime communiste. Les réactions deviennent alors beaucoup plus violentes autour de ces matchs, alimentées par la presse nationaliste des deux camps. Comme nous avons encore pu le constater avant les deux matchs opposant Ujpest au Steaua dernièrement. Cette nuit encore, les joueurs bucarestois ont été forcés d’évacuer leur hôtel suite à une (fausse) alerte à la bombe. Retour sur un siècle de nationalisme dans le football.

5 juillet 1899. Naissance à Arad (alors au sein de l’Empire Austro-Hongrois) de la Société de Football d’Arad. Très vite, le 25 août 1899, cette société est dissoute et remplacée par le Club Athlétique d’Arad, qui est resté célèbre aujourd’hui encore en Roumanie. La même année a lieu le premier match entre une équipe transylvaine et une équipe hongroise, le Poli Budapest. Les Hongrois s’imposent 10-0. le FC Timişoara, créé le 26 avril 1902, rencontre en 1906 le FC Budapest. Et là encore les Hongrois l’emportent sans problème. La troisième confrontation intervient en 1908, avec de nouveau le CA Arad, qui perd ce coup-ci 3-0 à domicile contre Ferencvaros. La première victoire roumaine intervient l’année suivante, pour les 10 ans du CA Arad, avec un succès 2-1 en faveur de ce club contre l’UTE Budapest, aujourd’hui Ujpest. Ce succès ouvrait la voie que les clubs hongrois, bien plus puissants que leurs voisins roumains, pouvaient être battus. La route est néanmoins encore longue pour la jeune nation footballistique roumaine.

Si la Hongrie dispute ses premiers matchs internationaux dès 1905, la sélection roumaine ne débute elle qu’en 1922 avec une victoire 2-1 face à la Yougoslavie. Si les premiers résultats ne sont pas brillants (1-2 contre la Yougoslavie puis 0-6 contre la Tchécoslovaquie en 1923 et les Pays-Bas en 1924), la Roumanie s’investit dans le football. Elle est à l’origine de la création de la Coupe des Balkans, en 1929, et est la première nation inscrite au Mondial uruguayen de 1930. Les Roumains y battent le Pérou 3-1 avant de perdre 4-0 face aux futurs champions du monde uruguayens.

Ce n’est qu’en 1931 que Hongrois et Roumains se rencontrent de nouveau. Le match a lieu le 4 septembre, dans le cadre de la Coupe d’Europe Centrale, et les Hongrois s’imposent 4-0. Les vaincus demandent alors une revanche, qui est accordée par les Hongrois. A Timişoara, les Roumains, encore amateurs pour la plupart, mène à la mi-temps face aux professionnels hongrois. Mais un seul homme, Deri Karoly, l’attaquant de pointe hongrois, retourne le résultat et offre la victoire 3-2 à la Hongrie. La supériorité hongroise est indiscutable.

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1934. Rapid Bucarest-Ujpest Budapest. Un match pour l’orgueil dans une situation tendue durant l’entre-deux-guerres. L’année précédente, en Coupe d’Europe Centrale (Mitropa), Ujpest avait écrasé le multiple champion de Roumanie, Vénus Bucarest, 10-5 sur l’ensemble des deux matchs. Le match aller, disputé au stade Mengyeri de Budapest, est un vrai massacre pour les visiteurs. Les locaux s’imposent 5-1, avec notamment trois buts de Gyula Zsengeller. Avec 5 joueurs récemment finalistes de la Coupe du Monde – Gyorgy Szucs, Antal Szalay, Istvan Balogh, Jena Vinczesi et Zsengeller – le match retour n’est qu’une formalité pour Ujpest. D’autant plus que Baratky, le meilleur joueur du Rapid, sera absent lors de ce match.

«Une victoire du Rapid est impossible!» C’est avec ces mots que l’entraîneur d’Ujpest arrive à Bucarest. La première période lui donne raison, puisque les deux équipes reviennent aux vesitaires sur le score de 0-0. Mais devant 15 000 personnes, un record à l’époque pour un club roumain (aujourd’hui aussi d’ailleurs…), le Rapid créé l’exploit. Les Roumains ouvrent le score à la 63e minute puis marquent deux autres buts. A la 90e minute, Bogdan rate l’immanquable devant le gardien Sziklai. Tout est perdu pour les Bucarestois. Une dernière offensive désespérée amène pourtant quelques secondes plus tard le quatrième but. Cette qualification, face au favori de la compétition d’Europe Centrale, est considérée aujourd’hui encore en Roumanie comme la plus belle soirée du football roumain, devant même la victoire du Steaua en Coupe d’Europe en 1986. Le même soir, le Ripensia Timişoara éliminait également le FC Milan, 4-3. Mais cette victoire est restée historique, car acquise de manière incroyable face à l’ennemi juré. L’élimination au tour suivant contre le Genoa est, elle, restée anecdotique.

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En 1940, la Coupe Mitropa a continué d’exister malgré la guerre. Les tensions sont néanmoins beaucoup fortes dans les tribunes, où l’inimitié cède parfois la place à la haine la plus totale. Le Rapid Bucarest est cette année encore présent dans la compétition, et de nouveau d’entrée de jeu contre une formation hongroise, Hungaria Budapest. Les Bucarestois s’imposent de nouveau, 2-1 en Hongrie puis 3-0 à domicile. Ils accèdent ensuite jusqu’en finale, où l’attend une autre équipe hongroise, Ferencvaros. La tension est à son paroxysme. Entre temps, la Hongrie a envahi la Transylvanie, revendiquée depuis toujours par les deux pays, et cause historique de la rivalité entre les deux pays. Habitée par les Daces lors de l’occupation romaine, la Transylvanie est quasiment désertée après le départ des Romains, au troisième siècle après JC. Il n’y a alors aucun document historique sur cette région durant près de 10 siècles. Les documents ultérieurs les plus anciens datent du 13e siècle et font état de la présence de Daces et de Magyars. Depuis, les descendants de ces deux peuples rivalisent de théories nationalistes pour expliquer son antériorité dans cette région. Ce qui a conduit à l’animosité ancestrale entre eux. Cette semaine encore, les supporters d’Ujpest sont entrés en Roumanie avec des drapeaux «Transylvanie, pays hongrois».

1948. La guerre est terminée, mais même liés par le pouvoir communiste, les supporters roumains et hongrois sont loin de mettre fin à leur rivalité. Les deux sélections doivent elles s’affronter le 6 juin dans le cadre des Jeux d’Europe Centrale et des Balkans. Avec un groupe de génie, qui préfigure son «Equipe dorée», la Hongrie humilie son homologue roumaine 9-0. Une défaite qui reste la plus large concédée par la Roumanie. Parmi les buteurs se trouvent Ferenc Puskas, Sandor Kocsis ou encore Egresi Bela. Ironie du sort pour les Roumains, c’est après ce match que le «Hongrois» Baratky prend place sur le banc roumain.

Le match suivant, disputé le 24 octobre de la même année, doit être une revanche. Il n’est qu’une honteuse défaite de plus, 5-1, pour les Roumains. Puskas marque par trois fois et les Hongrois mènent 4-0 avant que les roumains ne parviennent à sauver l’honneur. Petit accroc côté hongrois, la veille, la sélection junior roumaine a réussi à battre son homologue hongroise 5-0, un résultat très surprenant, même chez les juniors.

puskas-ferenc.jpgL’équipe hongroise entre alors dans son âge d’or. Du 4 juin 1950 au 30 juin 1954, les Hongrois sont invaincus en 32 rencontres. Leur parcours lors de la Coupe du Monde 1954 est superbe: 9-0 contre la Corée du Sud, 8-3 contre la RFA, 4-2 contre le Brésil et l’Uruguay, la fin de cette série intervenant lors de la finale et du «miracle de Berne», 2-3 contre la RFA. Ferenc Puskas (photo), Kocsis Sandor, Zoltan Csibor, Nandor Hidegkuti, Jozsef Bozsik et la gardien Gyula Grosics sont les leaders de cette incroyable équipe.

Face à cette armada, le voisin roumain n’a aucun moyen de faire le poids. La série de 32 matchs sans défaite des Hongrois inclut d’ailleurs un match disputé face à la Roumanie lors du tournoi de qualification pour les Jeux Olympiques de 1952. Le score final de 2-1 reste néanmoins plutôt flatteur pour les Roumains si l’on pense que quelques temps plus tard, ces même Hongrois humiliaient les Anglais 6-3 à Londres puis 7-1 à Budapest (la plus large défaite anglaise à ce jour)!

Vingt ans plus tard, la Hongrie a perdu une bonne partie de son lustre d’antan, mais reste une force importante sur le plan européen. La Roumanie connaît elle sa première véritable génération dorée, avec une équipe où se trouvent notamment Radu Nunweiller, Nicolae Dobrin, Anghel Iordanescu ou Mircea Lucescu.

Cette équipe roumaine réussi à terminer première de son groupe de qualification au Championnat d’Europe 1972, devant la Tchécoslovaquie, le Pays de Galles et la Finlande. Cette équipe réussi à terminer première de son groupe lors de la Coupe du Monde 1972, devant la Tchécoslovaquie, le Pays de Galles et la Finlande. La Hongrie termine elle aussi première de son groupe, devant la Bulgarie, la France et la Norvège. Les deux équipes sont donc qualifiées pour les play-offs, dont les vainqueurs participeront à l’Euro. Et le tirage au sort les réunit.

Le match aller est disputé le 29 avril à Budapest. Et la Roumanie réussit un bon coup avec un match nul 1-1. Mais deux semaines plus tard, à Bucarest, ce sont les Hongrois qui viennent faire match nul, 2-2, après avoir mené par deux fois. Trois jours plus tard, le 17 mai, les deux équipes se retrouvent sur terrain neutre, à Belgrade, pour le match décisif. Dans une ambiance indescriptible, 50 000 personnes ont fait le déplacement, la Hongrie confirme sa supériorité sur le voisin roumain grâce à un but d’Istvan Szöke marqué à la 88e minute, pour un score final de 2-1. La Hongrie part à l’Euro, la Roumanie reste elle à la maison.

C’est néanmoins la fin de la puissance hongroise. Le rapport de force s’inverse durant les années 80, et surtout 90. transilvania-tara-ungureasca.jpgPendant que la Hongrie disparaît peu à peu des compétitions internationales – sa dernière apparition dans un tournoi final date du mondial 86 – la Roumanie explose lors des mondiaux 94 et 98, lors desquelles elle bat l’Argentine, l’Angleterre ou encore la Colombie. La génération dorée, menée par Gheorghe Hagi, souffre toutefois encore d’un complexe d’infériorité face au voisin magyare. Après une belle victoire 1-0 acquise au Portugal, les Roumains n’obtiennent qu’un décevant match nul 1-1 à Budapest lors des qualifications pour l’Euro 2000. Le match, disputé au Népstadion devant 40 000 personnes, est très tendu. La sélection hongroise est survoltée par les encouragements frénétiques de ses supporters. Les slogans anti-roumains et les banderoles et drapeaux réclamant le rattachement de la Transylvanie au sein de la Hongrie ne manquent évidemment pas.

Le match retour s’annonce bouillant, d’autant plus qu’après un parcours en demi-teinte, la Roumanie a absolument besoin d’une victoire pour s’assurer la première place du groupe, et donc sa participation à l’Euro. Dans une émission télévisée roumaine, les politiciens et journalistes se succèdent pour demander à Gheorghe Hagi de porter une nouvelle fois le numéro 10 de la sélection. Malgré le fait qu’il ait annoncé sa retraite internationale peu de temps avant ce match, Hagi accepte de reprendre sa place. Il sortira face à la Hongrie l’un de ses meilleurs matchs.

Après 15 minutes seulement, la Roumanie mène 2-0, et les 25 000 spectateurs du stade Ghencea vivent une première période d’exception. A la 45e minute, une intervention assassine de Vilmos Sebok l’oblige à quitter le terrain. Hagi sorti, les Roumains assurent le score. La Roumanie est qualifiée et son meneur, l’épaule bandée, est porté en triomphe par ses coéquipiers. C’est l’histoire d’une victoire qui est bien plus qu’une simple victoire, d’une confrontation qui dépasse le terrain. C’est l’éternel derby, Hongrie contre Roumanie.

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je ne pensais vraiment pas que la rivalité etait poussée à l’extreme entre ces deux pays, ça explique peut etre pourquoi lors de mon épopée en roumanie les douaniers hongrois ont étés aussi long à nous faire repartir ^^ en tout cas le steaua s’est imposé une fois encore 2-1 ce soir et rencontrerons motherwell qui a littérallement atomisé flamurtari 8-1… et signe la plus large victoire de la soirée en europa league, ce sera difficile m’enfin… et dire que le mois prochain il y a un « alléchant » hongrie – roumanie en match « amical »… huhu ça va etre survolté :x

par sancho, 23.07.2009 à 23h42   | Citer

d’ailleurs en parlant du match amical, pas sur que ce soit une bonne idée… certains vont à mon avis rentrer… en béquille, enfin j’exagere mais… ce ne sera pas un simple match amical… et j’espere qu’il n’y aura pas de bléssés, surtout coté roumain ;)

par sancho, 23.07.2009 à 23h44   | Citer

Passionnant. Vraiment.
Quels clubs, les roumains issus de la minorité hongroise, supportent t-ils dans les championats roumains ? (si tant est qu’ils supportent des clubs roumains)

par Xaxou, 24.07.2009 à 11h21   | Citer

tres beau reportage PJ !!! merci .

au 3 ieme tour de l’ EUROPA LEAGUE , c’ est LILLE qui entre en lice .

FK SEVOJNO ( serbie ) – LILLE OSC ( france )

aller 30 juillet ( en serbie ) – retour : 6 aout .

attention a ce petit club champetre !!! ( 7 juli stadium ) seulement 2000 places .

au second tour , les serbes ont éliminés les lituaniens du FBK KAUNAS ( 0 – 0 et 1 – 1 à l’ éxterieur )

par rcs67, 24.07.2009 à 11h37   | Citer

@Xax: ta phrase entre parenthèses est judicieuse! Je ne pense pas qu’il y ait un club réellement supporté par la communauté hongroise en Roumanie.

A l’inverse, le CFR Cluj n’est pas trés apprécié par une partie des Roumains, car étiqueté club « hongrois ». Il a été créé au début du siècle, en 1907, sous le nom de Kolozsvári Vasutas Sport Club (club sportif ferroviaire de Kolozsvar, Cluj étant à l’époque en territoire austro-hongrois. De plus, le sponsor actuel est Polus Cluj, une société d’origine hongroise, et le président du club Pazskany, est lui aussi issu de la minorité hongroise. Ces points, conjugués au fait que le club fait figure de nouveau riche sans véritable histoire, font qu’il n’est pas vraiment apprécié.

par PJ, 24.07.2009 à 13h05   | Citer

Très bon article et très bien fait.Un problème poitilleux, cluj est une ville que j’ai beaucoup aimé, c’est probablement l’un des endroits les plus riches de Roumanie.

par Bastien, 24.07.2009 à 17h02   | Citer

Sacré PJ !!
C’est une mine d’infos ambulante cet homme.
Merci pour l’article, qui au passage et vu sa longueur, vient de me mettre en retard pour ma soirée barbecue chez des amis.
Je trouverai bien une excuse autre que PF sinon ils vont me prendre pour une dingue.
*
Rien à voir mais les Daces furent à une époque les alliés des romains. Rompus aux techniques de combats des légionnaires, l’Empereur Tragent jugea bon de reprendre le dessus et y parvint non sans mal.
Pardon mais je ne me souviens plus de l’année.
Haa l’Histoire….avec un grand H. Rien de plus passionnant. J’y inclue l’Histoire du foot car, on le sait, le sport et l’histoire ont eu et ont toujours des connexions très étroites.
Passionnant mais faut que je m’en aille…..c’est moi qui amène les bouteilles !! ;-)

par Fab, 24.07.2009 à 19h31   | Citer

Je vais chez un pote stéphanois…..j’vais peut-être rester un peu cette nuit histoire de chantonner sous ses fenêtres !!

par Fab, 24.07.2009 à 19h33   | Citer

Fab: tu as raison quand tu parles des Daces, mais ils ont été d’abord battu par les romains avant d’être leurs alliés.
Ils étaient réputés pour être de féroces guerriers.

par Bastien, 25.07.2009 à 10h48   | Citer

Pour être plus précis, les Daces ont été envahis par les Romains, à l’instar des Gaulois chez nous, en 106 par les armées de l’empereur Trajan (l’empereur sous lequel l’empire romain a été le plus étendu). De son nom subsiste encore aujourd’hui le prénom roumain Traian par exemple.

Les Romains se sont notamment servis des territoires daces roumains, Valachie et Moldavie, comme défense pur l’Empire. En clair, les barbares venus de l’Est devaient d’abord traverser ces territoires et les Carpates, importante défense naturelle, pour menacer l’empire romain. Un bouclier plutôt efficace.

Au 3e siècle cependant, la multiplication des attaques extérieures, aidées par des insurrections du peuple dace, ont poussé Aurélien à quitter les territoires daces, devenus difficiles à protéger, en 275. Les Romains ne sont donc restés que 170 ans environ. Leur court passage a néanmoins profondément modifié la société dace, et la langue est restée, jusqu’au roumain actuel.

Fin de la parenthèse-résumé non-exhaustif! :)

par PJ, 25.07.2009 à 13h07   | Citer

Est ce que les Daces et les romains s’étaient aussi expliqué lors d’une parties de foot? Si oui qui a gagné?

par frid, 25.07.2009 à 17h24   | Citer

Bastien et PJ : merci pour les infos suplémentaires.
Et oui, ils étaient féroces les daces.
Il se murmure dans les milieux autorisés que Jurietti et Rool en seraient des descendants directs.

par Fab, 25.07.2009 à 18h05   | Citer

C’est évident! Qui ne connaît pas Kirill Roolescu?! :) ))

par PJ, 25.07.2009 à 19h46   | Citer